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Schengen, exemple de la schizophrénie bruxelloise

Schengen exemple schizophrénie bruxelloise
 
La Commission européenne a proposé mercredi une possibilité d’extension, néanmoins limitée à trois ans, des restrictions temporaires à la libre circulation des personnes au sein de l’espace Schengen, « en cas de menaces pour leur sécurité ». Jusqu’ici, cette possibilité n’était concédée aux Etats-membres que pour une période de deux ans. A l’heure actuelle, quatre pays en ont usé pour contrer la crise migratoire débutée en novembre 2015 : l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark et la Norvège.
 
Le commissaire européen aux Affaires intérieures, Dimitris Avramopoulos, a néanmoins prévenu que « cela doit demeurer exceptionnel ».
 
Bruxelles se trouve manifestement au pied du mur, où l’idéologie se heurte à la réalité. Une situation voisine de la schizophrénie : ce qu’elle concède aujourd’hui, elle ne cesse de le reprocher aux pays du groupe de Visegrad. Mais il est vrai que, désormais, l’Allemagne a indiqué avoir besoin de tels contrôles frontaliers afin de contrer la menace que constituent les djihadistes, lesquels se jouent des frontières.
 
Le délire sécuritaire n’était donc pas un fantasme ?