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Des scientifiques ont créé un « doigt » robotique biohybride en utilisant du tissu musculaire

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Est-ce le premier pas vers des cyborgs à traits humains ? Des chercheurs japonais ont réussi à intégrer des fibres de muscle dans un squelette robotique, obtenant une réussite qui jusqu’ici se faisait attendre faute d’avoir pu réaliser des hybrides efficaces dans la durée.
 
La nouvelle approche a consisté à cultiver des muscles en laboratoire plutôt que de les prélever sur des animaux vivants.
 
Cette technique semble avoir éliminé le défaut constaté lors d’essais antérieurs : les muscles « fabriqués » ne tendent plus à perdre leur force ni à rétrécir. La méthode développée par Yuya Morimoto a consisté à prélever des myoblastes – les cellules « précurseurs » des muscles – sur des rats et à les « greffer » sur le squelette robotique où ils ont poussé pendant 10 jours.
 
Ayant atteint la taille de 8 mm de longueur avec une capacité de contraction de 10mN, les muscles « antagonistes » ainsi développés ont permis au « doigt » robotiques de se plier et déplier à 90° et de saisir et bouger un anneau en plastique. Le dispositif a bien fonctionné pendant plus de huit jours : c’est bien mieux que les essais réalisés avec des muscles complets.
 
Si les cyborg hybrides ne sont pas pour demain, le Pr Morimoto prévoit quand même que d’ici à 10 ans, des applications robotiques à plus grande échelle puissent être envisageables.