Par 144 voix contre 123, les sénateurs ont rejeté hier l’article 4 de la proposition de loi « relative au droit à l’aide à mourir », qui prévoyait les conditions d’accès à l’euthanasie et qui était examiné en priorité.
Les sénateurs ont ensuite modifié en profondeur les dispositions relatives à la création même du « droit à l’aide à mourir ». Ainsi, l’article 2, qui devait autoriser l’euthanasie, comporte désormais les dispositions suivantes : « Toute personne a le droit au meilleur soulagement possible de la douleur et de la souffrance », et « Toute personne peut bénéficier de ce droit jusqu’à son décès, sans qu’aucune intervention volontaire ait pour intention de provoquer la mort ou d’aider à mourir ».
Tous les autres articles ont été revus, soit supprimés, soit modifiés afin d’écarter « l’aide à mourir ».
Le vote solennel sur ce texte vidé aura lieu le 28 janvier, mais ce qui peut passer pour une victoire pourrait n’être que de courte durée : le texte repassera ensuite à l’Assemblée nationale. Et Macron n’a pas dit son dernier mot.











