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Sept millions de morts par an à cause de la pollution : les chiffres magiques du terrorisme écologique

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L’organisation mondiale de la santé (OMS) est l’une des agences de l’ONU spécialisées dans le terrorisme écologique. Selon elle, la pollution causerait sept millions de mort par an. Sept est un chiffre magique. Quant à savoir d’où l’OMS tire ses chiffres, tintin !
 
Blanche Neige a sept nains, les étoiles de la Grande ourse son sept comme aussi les jours de la semaine. Sept est un chiffre symbolique et le fait de compter en millions n’y change rien : en annonçant que la pollution fait sept millions de morts par an, l’OMS (organisation mondiale de la Santé) entend frapper les esprits. Sept millions de morts par an, c’est plus que le sida, la tuberculose, le diabète et les accidents de la route cumulés !
 

Sept millions de morts par an : les chiffres symboliques de la pollution

 
H.G. Wells l’a prouvé avec sa Guerre des mondes, le public a plus peur de l’inconnu quand on lui donne un air un peu scientifique. C’est pourquoi l’OMS accompagne son discours terroriste de précisions statistiques. Il s’appuie sur l’observation de l’air dans 4 300 villes situées dans 108 villes. Voilà des chiffres indiscutables ! A partir de là on peut être sûr que « plus de 90 % » de la population mondiale respire un air très pollué. 4,2 millions de personnes sont mortes en respirant l’air du dehors, 3,8 à la maison. La mort par pollution a frappé 4 millions d’Asiatiques et un million d’Africains. L’humain, avec ses particules fines qui « pénètrent profondément dans les poumons et le système cardio-vasculaire », n’en est pas seul responsable, il y a aussi les tempêtes de sable, surtout « dans les régions situées à proximité d’un désert ». Pardi !
 

Le terrorisme écologique joue sur nos mentalités magiques

 
La statistique écologique est également sociale et citoyenne. En voici quelques exemples. 90 % (encore : décidément, le chiffre est magique) des morts dues à la pollution frappent les pays à faible revenu et, selon de directeur général de l’OMS, « les populations les plus pauvres ». Si les choses s’améliorent un peu en Europe et en Amérique du Nord, elles s’aggravent dans les mégapoles du tiers et du deuxième mondes. A cause de la cuisine, semble-t-il. Le dir-gé l’affirme : « On ne peut pas accepter que plus de 3 milliards de personnes – surtout des femmes et des enfants – continuent de respirer tous les jours des fumées mortelles émises par des fourneaux et des combustibles polluants à l’intérieur de leurs habitations ». Les femmes et les enfants, c’est sacré. Pour les sauver de la pollution et de la mort, il faut les soustraire à la cuisine de grand-mère. Ainsi le terrorisme écologique ne s’adresse-t-il pas seulement à nos larmichettes de crocodiles boboïsants, il en profite pour déraciner l’Afrique au passage, la cuisine de rue indochinoise, et le barbecue du dimanche. Nos mentalités magiques se manipulent dans un climat de terreur qui n’excepte rien.
 

Pauline Mille