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Les services sociaux britanniques placent un enfant dont les parents faisaient trop de jeux vidéo

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Une enquête du tabloïde britannique The Sun révèle qu’un enfant « triste » a été placé dans un foyer d’accueil par les services sociaux parce qu’il était « délaissé » par ses parents, accros aux jeux vidéo. On suppose que le temps passé par ces parents devant leurs écrans d’ordinateurs a dû être plus important que la moyenne. Sur les 20 millions de Britanniques qui jouent habituellement à des jeux comme Call of Duty, on estime que 10 % d’entre eux sont victimes d’une forme d’addiction. Cela peut en effet entraîner des problèmes pour leurs enfants. Autant de problèmes qu’une séparation brutale ? C’est toute la question.
 
Au Royaume-Uni, les placements d’enfants sont nombreux : on parle de 30.000 cas par an où les enfants sont arrachés à leur foyer par des services sociaux qui sont censés prendre leurs décisions en tenant compte de l’intérêt supérieur de l’enfant.
 
Ce que ces statistiques ne disent pas, c’est si tout est fait pour éviter cette solution extrême qui peut être parfois nécessaire, mais qui est aussi un moyen d’emprise de l’Etat qui s’arroge la qualité de premier juge de l’intérêt de l’enfant et donc de premier éducateur. Une tyrannie…
 

Trop de jeux vidéo, dents cariées, parents fumeurs : les services sociaux britanniques surveillent tout

 
L’enquête du Sun laisse fortement penser que les motifs invoqués pour séparer les enfants de leurs parents peuvent être des plus ténus. Dans le cas des joueurs de vidéo, les services sociaux de Wansall Council ont démenti, assurant qu’il y avait d’autres raisons qui n’ont pas été précisées.
 
Mais l’enquête, qui s’est limitée à un mois, révèle que deux autres enfants ont été placés parce qu’ils avaient des caries, l’un à Walsall également, l’autre à Devon. Dix enfants vivant dans le Worcestershire, à Southampton, à Bradford et dans le Lancashire ont été séparés de leurs parents parce que ces derniers fumaient.
 
Le responsable d’une association de défense des droits des parents, John Hemming, a souligné que « les raisons invoquées pour placer des enfants sont souvent idiotes ».
 
Au Royaume-Uni, des parents ont ainsi été avertis par les directeurs d’écoles primaires de Nantwich Education partnership fréquentées par leurs enfants qu’ils seraient dénoncés à la police et aux services sociaux s’ils permettaient à leur progéniture de jouer à Call of Duty ou Grand Theft Auto ou de les voir eux-mêmes jouer à des jeux violents ou avec un contenu sexuel « explicite ».
 

Le placement des enfants : la tentation de l’Etat tout-puissant face aux droits des parents

 
Il y a certainement beaucoup d’inconscience et de manque du sens des responsabilités chez nombre de parents et dans une société « horizontale », qui a perdu si largement le sens de la moralité ordinaire, et il devient en effet souvent difficile d’espérer que les enfants soient réellement éduqués. Platon avait fait le même constat, et avançait la même « solution » radicale : soustraire les jeunes à leurs parents pour les faire élever collectivement.
 
Mais outre que cela n’est pas conforme au bien et aux droits des familles, l’idée est aujourd’hui particulièrement absurde, à l’heure où ce sont les écoles qui endoctrinent les enfants et que leur démoralisation est précisément organisée par les programmes officiels, au Royaume-Uni comme en France. C’est l’« éducation sexuelle » qui leur dit que tout est permis – sauf tomber enceinte ou attraper une maladie sexuellement transmissible…
 
Quant à la négligence des enfants par leurs parents, elle est aussi organisée et promue par un système qui exige pratiquement que les deux parents travaillent. Mettre son tout-petit à la crèche toute la journée, n’est-ce pas une forme de négligence, fût-elle contrainte et forcée ? Non, répondent au fond les services sociaux, puisque la crèche est justement la structure collective qui a les grâces de l’Etat.
 

Anne Dolhein