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Sommet contre l’extrémisme : Obama fait ses recommandations aux leaders islamiques

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Face à la propagande moderne et sophistiquée de l’Etat islamique, il est temps que les leaders islamiques dépoussièrent leur « communication » : tel était le message de Barack Obama lors du deuxième jour d’un sommet à Washington contre la « violence extrémiste ». Devant les représentants de 60 pays, il a accusé les « anciens » de l’islam d’être trop « ennuyeux » pour empêcher leurs jeunes de se radicaliser.
 
S’adressant directement à son auditoire, Barack Obama a déclaré : « En passant, je voudrais dire aux plus âgés d’entre vous – pour sages et respectés que vous soyez – que vos trucs sont souvent ennuyeux, par rapport à ce qu’ils font, eux. Vous n’êtes pas connectés. Et par voie de conséquence, vous ne vous connectez pas. »
 

Les leaders islamiques et l’extrémisme : quel lien ?

 
C’est tout le paradoxe du message de Barack Obama. Il a continué de marteler que les terroristes de l’Etat islamique ne parlent pas « au nom d’un milliard de musulmans », que les dirigeants de telles organisations « ne sont pas des leaders religieux, ce sont des terroristes » – air connu. Mais la réponse serait bien entre les mains des leaders islamiques qui ont à récupérer les jeunes séduits par le discours radical. Quels jeunes ? Qui ? Eh bien des jeunes musulmans, forcément…
 

Un sommet contre l’extrémisme mais non contre l’islam

 
Obama navigue toujours entre le refus de désigner l’islam et l’impossibilité de faire comme s’il n’existait pas. Laïcité oblige : le relativisme veut qu’on ne porte pas de jugement de valeur sur les croyances et les systèmes religieux. Laïcité, mais aussi efficacité de la terreur : désigner l’islam, c’est courir le risque d’une « radicalisation » accrue contre l’Occident – perçu comme chrétien. « Nous ne sommes pas en guerre avec l’islam ! », a répété Obama. Manière de dire aux musulmans que la Guerre Sainte ne se justifie pas… Mais alors la Guerre Sainte est bien une composante de l’islam.
 

Les recommandations d’Obama et le souvenir des bombes

 
Le discours est difficile à tenir quand les interventions occidentales au Proche Orient comme en Libye passent par des bombardements dont les victimes sont musulmanes. Alors on cherche à détourner l’attention. Trouver d’autres angles d’attaque. Plus d’école, du travail pour les candidats au djihadisme : c’est l’idée d’Anne Hidalgo à Paris.
 
Si, comme l’assure Obama, il est si facile de faire un « lavage de cerveau » aux jeunes musulmans en leur montrant des « vidéos sophistiquées » de décapitations, de scènes de bataille et d’autres atrocités et en faisant un usage massif des réseaux sociaux, on se demande bien quelle contre-propagande, habilement dépouillé de tout élément « ennuyeux », pourra les convaincre de déposer les armes ou de ne pas les prendre.
 
Le problème est celui des instincts les plus bas qui se sont épanouis sur un terreau propice. Tant qu’on ne s’interrogera pas sur ce terreau, rien ne se fera. Tant que l’Occident ne se posera pas la question de sa propre identité, qui comporte le devoir de porter la vérité aux extrémités de la terre, non plus.