Selon un sondage CSA pour le JDD, Europe 1 et CNews, une grande majorité des sondés souhaite l’emprisonnement systématique, dans l’attente de leur expulsion, des étrangers sous OQTF auteurs de crimes et délits. C’est un pour cent de moins que l’an dernier et un pour cent de plus qu’en 2024. Les quinze pour cent qui ne sont pas pour sont-ils favorables à la libre circulation des OQTF ou pensent-ils aux conséquences de l’emprisonnement souhaité sur un système carcéral déjà bondé ? Le député Charles Rodwell, qui aime faire parler de lui, a proposé de construire des « CRA géants » (centre de rétention administrative) pouvant accueillir jusqu’à 1.000 personnes. Mais les OQTF ne sont pas des agneaux et ces CRA demanderaient une surveillance plus qu’attentive. Et puis il en faudrait pas mal : il y a eu 137.730 obligations de quitter le territoire français en 2023. En admettant, hypothèse haute, que 10 % d’entre elles aient été exécutées, il en resterait 124.000 sur notre sol. Cela fait 124 CRA géants, la logistique et le personnel correspondant. Le pauvre Lecornu ne va pas pouvoir équilibrer son budget. Soyons sérieux : la seule solution est l’exécution des OQTF, c’est-à-dire une France puissante qui puisse exiger des pays d’origine qu’ils reprennent leurs criminels.











