Au procès en appel pour l’assassinat de Samuel Paty, une audition et une précision du ministre de l’Intérieur font débat. Alors que Laurent Nunez avait, en audition, déclaré que le lien entre la dénonciation du professeur comme opposant à l’islam et son assassinat n’était « pas nécessairement » établi, il avait ensuite envoyé un mail à la présidente, affirmant sa « certitude » d’un lien « irréfutable » entre les deux éléments.
Les avocats des accusés, Abdelhakim Sefrioui et Brahim Chnina, eux qui avaient désigné Samuel Paty à la vindicte islamiste, se sont emparés de l’ajout de ce mail au dossier, laissant entendre qu’ils se pourvoiront en cassation en invoquant cet élément si la condamnation de leurs clients devait être confirmée. La présidente a quant à elle invoqué son pouvoir discrétionnaire à prendre toute mesure utile à la manifestation de la vérité.











