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TPP : l’Amérique réelle tacle Obama sur le super ALENA

L’Amérique réelle tacle Obama sur le TPP, super ALENA

Le président Obama, déjà en litige avec les républicains sur la question des libertés publiques et la Constitution, rencontre une véritable fronde démocrate sur le TPP, le traité transpacifique. L’Amérique réelle ne veut pas qu’une politique de libre échange sans contrôle saigne son économie déjà mise à mal par l’ALENA.
 
La volonté de Barak Obama de conclure rapidement le traité transpacifique (TPP) qui fait pendant au traité transatlantique suscite une opposition grandissante parmi les parlementaires américains, y compris maintenant parmi les démocrates. Ainsi par exemple le chef de la majorité au sénat, Harry M. Reid, et la patronne de la minorité à la chambre, Nancy Pelosi, qui entraîne avec elle 151 représentants, soit plus de la moitié des démocrates. La raison d’un tel tollé est d’une simplicité biblique : l’ouverture des frontières crée une concurrence insupportable au travailleur américain : « Le TPP forcerait les Américains à entrer en compétition avec des Vietnamiens dont le salaire minimum est de 2 dollars 75 par jour. »
 

Le TPP, ALENA avec des stéroïdes

Les défenseurs de l’Amérique réelle surnomment le TPP « l’ALENA avec des stéroïdes ».
L’accord de libre-échange nord américain ne lie les Etats Unis qu’au Canada et au Mexique, où les disparités économiques et sociales sont moindres qu’avec la zone pacifique. Et pourtant, l’association Public Citizen’s Global Trade Watch vient de publier un rapport intitulé ALENA à 20, où se trouvent décrits les effets nocifs de l’ALENA sur l’économie américaine.
 
En voici une courte liste : un déficit commercial de 181 milliards de dollars des USA vis à vis de leurs partenaires, un million d’emplois perdus, une immigration mexicaine doublée, un accroissement du déficit commercial agricole avec le Mexique et le Canada, etc. Le TPP aura des effets bien plus intenses sur l’économie américaine, qui entend se rattraper par prédation sur le marché européen par le biais du traité transatlantique. L’Europe se videra ainsi de sa substance économique par vases communicants successifs, enrichissant l’Asie via les Etats-Unis.