La démesure rend fou le pouvoir judiciaire qui se prend de plus en plus pour le roi du monde. Dernière manifestation de l’hybris des prétoires, la décision du tribunal administratif de Toulouse qui vient d’annuler « l’autorisation environnementale » de l’autoroute A69 Castre-Toulouse accordées en 2023 en toute régularité. Cela, alors que le chantier d’un coût total de 480 millions d’euros, est plus qu’à moitié achevé. Pire, la décision a été prise sous la pression des associations écologistes, après que celles-ci se sont livré à de graves actes de vandalisme. Le sénateur du Tarn, le centriste Philippe Folliot, regrette cette décision « ubuesque. (…) 300 millions ont déjà été dépensés et les travaux sont avancés aux deux-tiers ». L’Etat va faire appel. A noter : les associations ne demandaient à l’origine qu’une suspension pour éviter l’abattage de certains arbres, mais les juges ont décidé, de leur propre mouvement, d’aller plus loin. Les écolos exultent naturellement et demandent maintenant que les auteurs d’actes violents soient amnistiés « puisque l’histoire leur a donné raison ». Entre le printemps 2023 et l’été 2024 des dizaines de véhicules ont été incendiés, dont de nombreux engins de chantier, une voiture de police et celle d’un maire, de sorte que les élus locaux avaient dénoncé « des individus se revendiquant d’un militantisme pseudo-écolo ». Cette violence avait provoqué un surcoût important du chantier – en surveillance.