Le décret US limitant l’immigration en justice : 21 avril mondialiste dans le monde contre Trump

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Le 21 avril 2002, Le Pen accédant au second tour de la présidentielle, le système mondialiste organisa une campagne de dénigrement hystérique. Contre Trump et son décret limitant l’immigration, le mouvement se répète dans le monde entier. La société civile se dresse contre la démocratie, et la justice US est en pointe.
 
Le cas Trump est emblématique : comment le système mondialiste va-t-il s’y prendre pour empêcher un adversaire de mettre en œuvre la politique pour laquelle il est démocratiquement élu ? En Algérie, en 1991, le FLN et l’armée ont simplement spolié le FIS islamiste de sa victoire électorale. Mais c’était un pays du tiers monde. La chose n’est pas possible aux Etats-Unis, qui se présentent comme la démocratie la plus aboutie. Alors, on s’y prend d’une manière moins brutale, mais non moins voyante.
 

Un 21 avril à l’échelle du monde

 
On utilise en grand le très efficace faisceau de forces synergiques qui a servi après le 21 avril 2002 pour abattre Jean Marie Le Pen et l’empêcher de faire au deuxième tour de la présidentielle un score significativement supérieur à celui du premier. Tout avait été mis en œuvre pour répandre la peur, des joueurs de foot aux enfants des écoles, sans oublier ni les vedettes de cinéma ni les autorités morales et religieuses. Des millions de gens avaient défilé dans les rues pour psalmodier leur indignation et leur crainte. Le système mondialiste reprend aujourd’hui cette formule parfaitement rodée et l’étend au monde entier. Les femmes britanniques pleurnichent contre le décret limitant l’immigration de Trump, et les chaînes de télévision françaises, dans leur présentation de la chose, ont, à chaque détour de phrase, une tournure ironique ou condescendante pour marquer leur désaccord avec le président américain, ou même carrément le mépris où elles le tiennent. C’est comme un objet teint dans la masse : l’ensemble du système de communication de l’Occident présente une couleur, une saveur et une odeur anti-Trump.
 

Le décret limitant l’immigration n’a rien d’extraordinaire

 
Au départ, pas de quoi fouetter un chat. Le décret pris par Donald Trump pour interdire temporairement l’immigration aux Etats-Unis de représentants de sept pays du Proche–Orient s’inscrit dans une tradition de décrets semblables pris par d’autres présidents US par le passé, il s’appuie sur une situation d’urgence que nul ne peut nier : l’attentat contre le Louvre à Paris lui apporte du grain à moudre, puisqu’on voit bien qu’un individu inconnu des services, et qui semblait parfaitement tranquille, peut commettre un acte terroriste. Il n’y a pas de raison sérieuse à la levée de bouclier anti –Trump, sinon la volonté politique de l’abattre, qui s’est déjà exprimée durant la campagne des primaires, puis avant l’élection, puis après l’élection. Dans cette campagne transpartisane, le parti républicain a souvent épaulé le parti démocrate, et la société civile agit en synergie avec les politiques : ce furent les clips des acteurs, les déclarations des people, l’inhabituelle manœuvre d’obstruction d’un président sorti, Obama, qui a savonné la planche à son successeur, contrairement à tous les usages, avec l’aide de services secrets avide de couvrir leurs accointances avec la candidate battue, la très belliqueuse Hillary Clinton. Depuis, partout dans le monde des manifestations de femmes, musulmanes ou non, ont traîné Trump dans la boue, et cela continue avec l’entrée en jeu de la justice et l’affaire du juge US Robart. Celle-ci n’est que la nième vague d’attaque contre Donald Trump.
 

Les arcanes de la justice US

 
Vendredi, sur la plainte de deux Etats, le Minnesota et le Washington, le juge Robart, président la cour du district occidental de Washington a déclaré le décret limitant l’immigration illégal, par un acte qu’on appelle là-bas TRO (temporary restraining order), c’est-à-dire une suspension temporaire de la validité du décret. La procédure est courante. Cependant la décision du juge Robart est critiquable, en droit, pour au moins deux raisons : il a étendu son invalidation à l’ensemble des Etats-Unis, au lieu de s’en tenir aux Etats plaignants, et il n’a pas détaillé en quoi exactement le décret était illégal à ses yeux, acceptant pêle-mêle dix chefs d’accusation portés par les plaignants. En outre, l’usage est de ne se servir d’un TRO qu’en cas de circonstances extrêmes, et l’on ne voit pas celles qu’il peut invoquer. En toute hypothèse, le TRO, procédure d’urgence, ne peut avoir une durée de vie supérieure à dix jours, et il faudra que la justice US statue rapidement sur le fond.
 

La justice en pointe de la stratégie mondialiste contre Trump

 
Le ministère de la justice américain l’a évidemment attaqué, mais la court d’appel fédérale du neuvième circuit, compétente dans la zone, ne lui a pas fait droit, reportant son jugement : les Etats plaignants avaient jusqu’à ce matin pour faire valoir leurs arguments, et le ministère jusqu’à ce soir. Après quoi, la cour d’appel devrait statuer, peut-être immédiatement, en tout cas dans le courant de la semaine. Il est normal que Donald Trump s’agace de telles procédures, qui font obstruction à son pouvoir, mais elles n’ont rien d’inhabituel.
 
Les Etats-Unis sont une nation d’avocats (dont la proportion dans les assemblées élues et les cabinets ministériels, dans l’élite en général, est étonnamment élevée) et la justice a toujours été là-bas une fonction à la fois sociale et politique. En outre, les Démocrates ont tendance à instrumentaliser la justice US à leur bénéfice idéologique. Obama en particulier. Il a utilisé de nombreux juges fédéraux pour casser les lois votées par les Etats en matière « sociétale », notamment en ce qui regarde l’avortement, le « mariage pour tous » et la promotion des LGBT. Et il s’est encore plus servi de la Cour suprême pour imposer sa politique en la matière. Ce n’est pas pour rien qu’une des premières décisions de Donald Trump a été de nommer un juge conservateur à la Cour suprême, pour mettre un terme à la dérive idéologique du droit et de la justice aux Etats-Unis.
 

21 avril sans fin pour Donald Trump ?

 
En ce qui regarde le décret limitant l’immigration, le coup n’est pas joué. La cour d’appel du neuvième circuit est l’une des plus « libérales » des Etats-Unis, entendez par là qu’elle est acquise à l’idéologie mondialiste et que les deux juges d’appel ont été nommés par des Démocrates, William C. Canby par le président Carter (ce n’est pas le perdreau de l’année) et Michelle Friedland par Obama. Mais, quelque soit leur esprit de parti, la justice s’appuie tout de même sur le droit, et ils auront du mal à appuyer la décision du juge Robart. Quoi qu’il en soit, leur décision sera refusée, selon ce qu’ils disent, par l’une ou l’autre des parties, et l’affaire ira devant la Cour suprême, où, en principe, sauf coup de théâtre, Donald Trump et son décret limitant l’immigration devraient obtenir droit de cause.
 
Le bras de fer n’en continuera pas moins, aux Etats-Unis et dans le monde entier. Sadiq Khan, le maire musulman de Londres s’est joint au concert en jugeant le décret « cruel et honteux ». Et Airbnb, la plate-forme de location mondiale qui est en délicatesse avec le fisc y a été de son credo mondialiste dans une publicité qui rappelle les Benetton des grandes années, affirmant qu’elle accueille tous les clients, quelle que soit leur origine.
Jim Murrey a joué dans un film assez drôle, Un jour sans fin, où il revit tous les matins le même cauchemar : c’est peut-être ce qui attend Donald Trump, il risque de vivre pendant tout son quadrennat un 21 avril sans fin, à froid, ses ennemis s’évertuant à l’empêcher d’appliquer son programme, au nom du bien, de la justice et de la démocratie, bien sûr.
 

Pauline Mille