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Trump à mi-mandat : les médias flinguent le « fou », « l’idiot », coupable de réussir

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Après le livre de Woodward contre Trump, le New York Times flingue celui-ci, coupable d’être « idiot », « fou », inapte à la Maison blanche. Il y a urgence pour le système : l’Amérique prospère, et malgré sondages et médias, Trump pourrait bien remporter les élections de mi-mandat.
 
Le colonisé, comme le néophyte, en fait toujours trop. Ouvrir la presse française aujourd’hui, c’est commencer un chapelet d’invectives anti-Trump. Je ne parle pas de l’Humanité, mais de la presse bourgeoise. L’AFP, Orange, le Figaro rapportent dans leurs titres les éléments de langage de la campagne de dénigrement contre Trump : idiot, fou, inapte, inculte, sont les qualificatifs les plus courants.
 

Médias et bouquins flinguent Trump ouvertement

 
J’ouvre le menu de Google actualité, qui compile les articles seraient les plus lus, et je relève trois attaques en règle. Voici Libération : « Nous sommes chez les fous : un nouveau livre flingue Trump et sa présidence chaotique ». Le Monde : « C’est un idiot, il a déraillé : la Maison Blanche de Trump vue par Bob Woodward » Et enfin slate.fr : « Arrêtez tout : on a trouvé un domaine dans lequel Trump n’est pas nul. » Ce dernier titre, qui fait dans la dérision, donne le ton de la chasse menée contre Trump : le but est son élimination, sa destitution (impeachment), il faut du sang, mais une atmosphère de kermesse ne dépare pas le lynchage. Avant les douze balles qui vont le flinguer, on ne dédaigne pas de jouer au casse-boîte. 
 

Tout fait flèche contre Trump : fou, idiot. Il manque pédophile

 
Dans ce contexte, tout fait flèche contre Trump. Au moins dix papiers lui ont reproché de jouer au golf pendant l’enterrement de Mac Cain. De quoi dissuader les vétérans du Viet-Nam de voter républicain à mi-mandat. Ou encore ce titre pêché au hasard : « Un proche de Trump snobe le père de la victime d’une fusillade ». Sous-entendu, Trump se dit pour la loi et l’ordre mais il n’a aucune compassion pour les petits qui souffrent du désordre : ma belle-soeur connait très bien la concierge de la Trump Tower, il n’aucun respect pour la bannière étoilée, si j’étais vous je voterais démocrate aux élections de mi-mandat qui doivent renouveler toute la chambre des représentants, un tiers des sénateurs et trente gouverneurs, il faut se débarrasser de ce fou de Trump !
 

Les médias tirent Woodward de sa naphtaline : Watergate II, le retour ?

 
En trois jours, deux projectiles de plus gros calibres ont été tirés contre l’idiot de la Maison Blanche. Le premier est le livre de Bob Woodward, Fear (La peur), qui n’est pas encore sorti mais bénéficie d’une savante campagne de fuites. Woodward est l’un des deux « journalistes d’investigation », avec son copain Bernstein, qui ont servi à flinguer Nixon dans l’affaire du Watergate. Il prête à des collaborateurs de Trump des propos musclés du type : « C’est un idiot. Il est inutile d’essayer de le convaincre de quoi que ce soit. Il a déraillé, on est chez les fous » (John Kelly, chef de cabinet). D’autres passages le montrent ignorant des questions internationales et suivant les explications de ses conseillers « comme un enfant de CM2 », ou vociférant au téléphone à propos de Bachar el Assad « Tuons-le, putain ! Allons-y ! ». Il faut dépeindre Trump non seulement en incompétent mais en dangereux irresponsable.
 

Dé plous en plous difficile : on arrive à mi-mandat

 
Toutes les personnes citées démentent. Mais les médias Français expliquent pourquoi, pour reprendre un titre d’Europe 1, Woodward est « à prendre au sérieux ». Ils le présentent comme un « journaliste d’investigation » qui n’a donné que « des témoignages de première main », sans imaginer que ces témoignages peuvent être inventés ou déformés. Ils l’opposent ainsi à Michael Wolff, qui a publié en février dernier un brûlot analogue contre Trump, Fire and Fury (Le feu et la fureur), lui aussi recueil de récriminations de proches, qui montrait un président dépassé, colérique, instable, stupide, bref, idiot et fou. Aujourd’hui, nos médias expliquent que Woodward surclasse cent fois Wolff, qui n’était qu’un « éditorialiste mondain », mais les articles d’alors présentaient Fire and Fury comme la vérité sur Trump et son gouvernement, malgré quelques approximations. Et Léa Salamé recevait Wolff le matin pour qu’il explique aux Français à quel point « Trump est stupide ».
 

Le NYT entre en « résistance » contre Trump

 
L’autre pétard lancé contre le président l’est par l’inévitable New York Times (qui a besoin d’argent). Il a publié, contre son habitude et l’usage général de la presse (ne parlons pas de « déontologie », qui est pourtant la spécialité du journal), une chronique anonyme manifestant une « résistance silencieuse » (pas si silencieuse que ça !) à Trump et « ses pires penchants ». La particularité du non signataire de ces lignes est qu’il se présente en proche de Trump. Selon la dépêche de l’AFP, il s’agirait « d’un haut responsable de son administration », ce qui ne veut rien dire, le média français ayant pris l’habitude de traduire le mot américain administration, qui signifie gouvernement, par le faux ami administration. Aussi se demande-t-on si la taupe anti Trump est membre du gouvernement ou haut fonctionnaire.
 

Mi-mandat ou pas, les médias français manquent de traducteurs

 
Quoi qu’il en soit, sa chronique anonyme est un manquement à l’éthique et, comme l’a dit Trump, « une trahison », dont le New York Times est à la fois le complice et le bénéficiaire. Ce dont s’est plaint Trump, en des termes que je ne puis garantir, puisque je ne dispose pour en parler que de la source de l’AFP, que je livre brute au lecteur : « Dans une incroyable tournure des événements témoignant d’une forme de fébrilité, le magnat de l’immobilier a appelé le quotidien à dénoncer « immédiatement » ce « lâche », au nom de la sécurité nationale ». Voilà ce que notre agence nationale de presse donne à lire. Cette histoire de bruit et de fureur est une histoire de fou traduite par un idiot, c’est à peine une transcription de l’anglais : y a-t-il encore des chefs de service à l’AFP ? La haine de Trump ne remplace pas le talent ni la conscience professionnelle.
 

Réussir est interdit à Trump : ce serait la faillite de l’Etat profond

 
Voici maintenant ce que dit le courageux anonyme anti Trump : » Nous avons le devoir d’agir d’abord pour notre pays. Or le président continue à agir d’une façon néfaste à la bonne santé de notre république. C’est pourquoi nous faisons ce que nous pouvons pour préserver nos institutions démocratiques tout en contrecarrant les impulsions les plus malencontreuses de M. Trump jusqu’à ce qu’il ait quitté son poste. Le cœur du problème est l’amoralité du président. »
 
De la course de Trump aux primaires républicaines à aujourd’hui, toutes les institutions de l’Etat profond et leurs relais, des féministes aux acteurs en passant par la haute finance et les médias ont joué leur partition dans la mise à bas de Trump. La menace aujourd’hui, c’est que, contrairement à l’habitude, le parti du président peut remporter les élections de mi-mandat dans deux mois. Et continuer sa destruction des destructeurs.
 

A mi-mandat Trump réussit à relancer l’économie : ça plaît

 
En dehors des médias, il est populaire. Non seulement il améliore la sécurité mais il a ramené la prospérité. 58% des Américains jugent que le situation économique des Etats-Unis est « bonne » ou « excellente ». Le taux de chômage (3,9 %) est au plus bas depuis 18 ans, la croissance atteint 4,2 % par an. Pour accentuer la satisfaction des Américains, certains prêtent à Trump l’intention d’intervenir militairement en Syrie afin de capter à son profit un réflexe patriotique. Pour le contrer, la gauche radicale américaine aux abois rameute ses vieilles troupes : Woodward, le grognard du Watergate, et quelque Yago anonyme dans le New York Times. C’est à croire que Trump tient vraiment le bon bout.
 

Pauline Mille