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Manuel Valls et le travail du dimanche

Valls travail dimanche
Manuels Valls et le travail du dimanche
 
Le premier ministre est pressé… de travailler le dimanche. Avant même que l’examen définitif de la loi Macron ait eu lieu à l’Assemblée (ce qui devrait être fait demain), Manuel Valls a déjà « daté » l’entrée en vigueur d’une de ses mesures phares : le travail dominical. Les Français vont sans doute se demander une nouvelle fois à quoi sert leur représentation nationale. Mais il est vrai que, lorsqu’on a pris le goût de gouverner au 49.3, il n’est plus nécessaire de faire semblant !
 
Est-ce parce que les conservateurs britanniques ont pris, ces derniers jours, les devants, que Manuel Valls sonne ainsi la charge sur le travail dominical ? Le fait est que, mardi, le premier ministre a annoncé que les nouvelles règles à son sujet pourront s’appliquer « dès la rentrée, dès cet automne ».
 

Manuel Valls au travail

 
Les nouvelles règles ? Celle prévues par le texte du projet de loi d’Emmanuel Macron, qui prévoit d’élever de cinq à douze le nombre d’ouvertures dominicales accordées par les maires, mais aussi d’autoriser le travail le dimanche dans les zones touristiques, lesquelles restent à préciser, et les grandes gares.
 
Mais il est quelques autres domaines où Manuel Valls veut aller « très vite », tels la réduction du délai d’attente entre deux examens du permis de conduire, la libéralisation du transport par autocar (nécessaire lorsque l’on envisage de supprimer de nouvelles lignes de train). « Dès le mois d’août », dans certain cas. Le premier ministre va ainsi répétant, façon méthode Coué, que la loi Macron est « nécessaire pour la croissance ». Et même : « L’idée est bien d’aller vite parce que c’est une loi qui donne un coup de jeune à notre économie, qui est attendue. »
 

Le dimanche ? Vite ! Les cars ? Vite !

 
Bien qu’on doute qu’il ait quelque accointance avec Paul Morand, pas même celle du lecteur, Manuel Valls est donc, toujours plus, l’homme pressé. Il a raison : dans deux ans, jeune homme, va falloir trouver du boulot – enfin…
 

François le Luc