Violences lycéennes : le syndicat de policiers Alliance porte plainte contre l’Etat

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L’extrême violence commise par les lycéens et leurs alliés casseurs lors des manifestations de blocage a produit un résultat paradoxal : désarçonné par les consignes « floues » et les déclarations « contradictoires » du ministre de l’Intérieur, le syndicat de police Alliance Police nationale, qui représente les gardiens de la paix, a décidé de porter plainte contre l’Etat français pour « mise en danger de la vie d’autrui ». En l’espèce, la vie des policiers désarmés face aux brutalités « lycéennes ». Le syndicat déplore le « discours de façade » de Laurent Nuñez : « Sur le terrain, la réalité est tout autre : des policiers esseulés, trahis, abandonnés, exposés à la violence et livrés à la vindicte. » Selon lui, le ministre et la hiérarchie ne tiennent pas le même discours et cette « dissonance » devient « insupportable ». Et de poser la question au ministre : « Votre administration vous ment-elle ? Ou les policiers sont-ils délibérément sacrifiés sur l’autel de la communication politique ? » A en croire Alliance, les consignes varient selon les heures et les lieux, et, forcés à la retenue contre des adversaires sans foi ni loi, les policiers se trouvent désarmés, ce qui explique leurs très nombreuses blessures (937). Un son de cloche qui change un peu du LFIsme dominant. Pour l’instant, l’Intérieur se tait.