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Attentat islamiste de Nice : que faire ?

Attentat Nice que faire
 
Les « unes » des quotidiens français ce vendredi matin étaient remarquablement discrètes sur la dimension politico-religieuse de l’affreux carnage de la Promenade des Anglais lors des festivités du 14 juillet à Nice. Ils font état du bilan – à l’heure d’écrire, 84 morts et 18 personnes en état d’« urgence absolue ». Mais il faut se tourner vers la presse britannique pour lire en première page que l’attentat était islamiste, que son auteur était un « franco-tunisien », que « L’Etat islamique a encore frappé ». Les émissions françaises de la nuit affichaient une semblable retenue. C’était pourtant la question numéro un : qui ? Qui est à l’origine de cet horrible bain de sang ? Quant à la deuxième question : que faire, elle est aussi dans tous les esprits. Mais on attend toujours une réponse satisfaisante.
 
Une chose est sûr, l’objectif du terroriste a été parfaitement atteint : semer la terreur avec un maximum de retentissement médiatique – cette caisse de résonance indispensable à la logique des attentats.
 

Attentat de Nice : l’islamiste a été abattu

 
Et son mode opératoire laissait immédiatement penser à une attaque islamiste : le choix d’une foule innocente, le côté « artisanal » – comme cette voiture « folle » fonçant dans la foule à Nantes en pleine courses de Noël – la date symbolique…
 
Au lendemain de la Marche contre la Terreur dans la foulée de l’attentat contre Charlie Hebdo, Correspondance européenne publiait un article de Roberto de Mattei dénonçait cette manière de parler du terrorisme sans en désigner la source. Il écrivait :
 
« C’est seulement maintenant que les services secrets occidentaux commencent à prendre au sérieux les menaces de Abu Muhamad al Adnani, contenues dans un communiqué en plusieurs langues diffusé le 21 septembre 2014 par le quotidien online The Long War Journal. “Nous conquerrons Rome, nous briserons ses croix, nous ferons de ses femmes des esclaves avec la permission d’Allah, le très-Haut”, a déclaré à ses adeptes le porte-voix de “l’Etat islamique”, qui n’a pas simplement répété qu’il fallait exterminer les “infidèles”, où qu’ils se trouvent, mais leur a indiqué également les modalités : « Placez de l’explosif sur leurs routes. Attaquez leurs bases, faites irruption dans leurs maisons. Tranchez-leur la tête. Qu’ils ne se sentent en sécurité nulle part ! Si vous ne pouvez trouver de l’explosif ou des munitions, isolez les Américains infidèles, les Français infidèles ou n’importe lequel de leurs alliés : brisez-leur le crâne à coups de pierre, tuez-les à coup de couteau, renversez-les avec vos voitures, jetez-les dans le vide, étouffez-les ou empoisonnez-les.” »
 

La marque islamiste de l’attentat de Nice

 
Voilà la menace qui pèse. Celle qui, régulièrement, s’exécute, suscitant la peur mais aussi la colère grandissante contre des autorités politiques qui étouffent délibérément sa cause réelle pour mieux faire « accepter » leur politique immigration islamique dont personne n’ignore la réalité.
 
L’islam radical a donc choisi son jour : la fête nationale qui marque l’anniversaire des premiers actes d’une autre Terreur, plus ouvertement anti-catholique mais apparentée à celle que subit la France aujourd’hui dans sa haine du Christ et de ce qu’Il représente. Ce seul fait devrait faire comprendre que la « laïcité » maçonnique et républicaine, héritière de la Terreur, n’est pas apte à protéger la France de ce type d’ennemis. Pas plus qu’un « nationalisme » rejetant la transcendance et la vérité. Ceux qui rejettent Dieu de la sphère publique ne doivent pas s’étonner de voir de faux dieux prendre sa place, puisqu’ils sont eux-mêmes idolâtres.
 
L’ennemi terroriste tire sa puissance de son insaisissabilité et de son mépris de la vie humaine, la sienne y compris. Le terroriste franco-tunisien qui est mort sous les balles des policiers jeudi soir était connu de leurs services – mais pour des faits de délinquance, comme d’innombrables autres jeunes. La loi interdit en France de tenir compte de leur origine ou de leur religion. Cela fait partie de leur force.
 
De toute manière, il faudrait un véritable Etat policier pour instaurer une surveillance suffisante pour contrer une telle menace. Mais même le suivi permanent de tous les suspects potentiels ne pourrait empêcher des attaques isolées comme celles-ci, en l’absence d’une désignation claire de la nature du danger. En l’état actuel, tout au plus l’aggravation de la surveillance risque-t-elle d’être mieux acceptée par la population en général. Ce n’est pas cela qui mettra fin aux attentats.
 

Que faire : un policier derrière chaque citoyen ?

 
Le massacre de Nice est venu apporter un démenti cinglant aux assurances lénifiantes du pouvoir. Narguant François Hollande, qui venait d’affirmer à l’occasion de son discours du 14 juillet la levée de l’état d’urgence, puisque tout allait tellement mieux, le fou d’Allah a prouvé qu’un tueur de masse peut passer entre les filets de la police, état d’urgence ou non. Hollande est discrédité, mais s’accroche à son poste. L’Etat islamique, commanditaire direct ou non de l’attentat, peu importe, marque des points.
 
L’Etat islamique, ou ce qu’il représente, s’en prend à un Occident apostat, et qui s’amuse. Prendre une bière à une terrasse, aller au concert, voir un feu d’artifice en famille : quoi de plus normal ? Mais dans l’océan du divertissement où il s’abîme, le peuple d’Occident s’enferre dans ce rejet de Dieu qui envahit en vérité tous les aspects de la vie parmi le plus grand nombre. L’islam nous méprise-t-il pour cela ? Sans aucun doute – même s’il vise avant tout l’« Infidèle » et le « Croisé », donc le chrétien.
 
Mais il est sûr qu’en érigeant la dépravation des mœurs en principe de gouvernement et d’éducation, l’Occident maçonnique ne se donne pas les moyens de résister.
 
Alors, que faire ? Compter sur l’efficacité de la police, la sagesse du pouvoir, le courage des populations face à un monstre multiforme que les politiques ne font qu’alimenter ? Certes non.
 

Les attentats visent les chrétiens, la réponse doit être chrétienne

 
Les attaques contre l’Occident visent les chrétiens, il faut donc se battre avec les armes du chrétien. Qui sont la disposition au martyre pour témoigner de la vérité du Christ, l’amour des ennemis qui sont eux aussi appelés à la conversion et au bonheur éternel, la lucidité pour défendre le bien commun – tout cela n’interdit ni la force, ni le bon sens – et avant tout, la fin des idolâtries. Si l’Europe est chrétienne, si ses racines sont chrétiennes, c’est là qu’elle doit puiser la réponse à une terreur politico-religieuse sous peine d’être brûlée comme un arbre sec.
 
Les armes du chrétien sont d’accès immédiat et gratuit, à la portée de chacun. Elles se nomment prière, pénitence et abandon à Dieu, et ce sont des armes de reconstruction massive, ou encore des munitions indispensables dans un combat qui ne saurait rester horizontal. Notre Dame de Fatima disait la force du chapelet. On sait le rôle du Rosaire à la bataille de Lépante…
 
Prière et pénitence pour le pays, prière et pénitence pour le repos de l’âme des victimes, pour leurs proches aujourd’hui dans une peine indicible : seule une France à genoux peut espérer sortir de l’horreur où la haine de Dieu l’enfonce.
 

Anne Dolhein