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Selon le cardinal Marx, les homosexuels méritent des excuses de la part de l’Église

Cardinal Marx homosexuels Eglise
 
Si le 29 juin dernier, à la veille de la légalisation du mariage gay en Allemagne, le cardinal Reinhard Marx s’est empressé de rappeler la vision chrétienne du mariage, « une communion de vie et d’amour entre un homme et une femme », il a parlé « autrement » deux semaines plus tard, au quotidien Augsburger Allgemeine. Le très proche conseiller du Pape, un des membres du G9, le cercle restreint de François nommé pour la réforme de la curie et du gouvernement, ne s’est plus dressé contre la nouvelle loi, mais a remis en question l’Église par rapport à l’ancienne loi aujourd’hui abrogée qui… interdisait les rapports homosexuels.
 
Elle devrait s’excuser pour n’avoir, à ce moment, rien dit pour leur défense.
 

La cause des homosexuels avant tout pour le cardinal Marx

 
C’est au fameux paragraphe 175 du Code Pénal que le cardinal de Munich, Mgr Marx, fait allusion, qui établissait depuis 1871 que « l’activité homosexuelle viole clairement les us et coutumes du pays ». Il fut aboli en 1994 et le souci du chef de la Conférence des évêques allemands n’est pas son abolition, mais le silence de l’Église catholique face à ceux qu’il a stigmatisés pendant plus d’un siècle…
 
« Nous devons exprimer notre regret de n’avoir rien fait pour nous opposer à la poursuite des homosexuels » a-t-il déclaré, le 14 juillet, au Augsburger Allgemeine. « La loi n’a été annulée qu’en 1994 et nous ne nous en sommes pas préoccupés (…) L’Église n’a pas exactement été une pionnière » sur le sujet – parce qu’il fallait qu’elle le soit ?!
 
Le paradoxe ne fait pas peur au cardinal Marx. Il fustige la complicité de l’Église face à une loi laïque qui condamnait ce qu’elle-même condamne, apriori, toujours ! C’est dire l’état d’avancement de ces idées au cœur même de l’Église…
 

« Nous ne faisons pas pression pour l’Église » !

 
Et de rejeter tout de go les craintes soulevées par la légalisation du mariage gay, quant aux risques d’inceste, d’unions à trois ou plus etc… Le journaliste qui menait l’entretient a eu beau insister pour lui faire concéder que l’Église avait perdu de son influence, le cardinal s’est entêté à « dédramatiser » : « Il ne faut pas parler immédiatement de l’écroulement d’un barrage ».
 
In fine, cette nouvelle loi n’est pas une défaite pour l’Église, parce que le mariage et la famille sont des questions qui ne se limitent pas à l’Église… « La position chrétienne est une chose. C’est une autre chose de se demander si l’on peut transformer en lois tous les concepts moraux chrétiens. Celui qui ne comprend pas que l’un ne conduit pas automatiquement à l’autre n’a rien compris à l’essence de la société moderne ».
 
Il semble qu’il n’ait rien compris, plutôt, au caractère immuable de la loi naturelle qui doit se retrouver en tant que telle, valable pour l’humanité toute entière, dans les Constitutions de tous les États.
 
Impossible, pour lui, de vouloir mettre en œuvre politiquement toutes les positions de l’Église. Ce ne serait pas « même souhaitable dans un État laïc »… « Nous ne voulons simplement pas transformer nos opinions en lois et mesurer ainsi l’influence de l’Église … Nous vivons dans une société ouverte dans laquelle il y a des chrétiens, des juifs, des musulmans, des bouddhistes et des non-croyants. Dans une société laïque, l’État doit adopter des lois valables pour tous ».
 
Relativisme, quand tu nous tiens… La morale doit s’accorder à l’évolution historique et sociale de l’homme.
 

Les orgies de Capozzi : le Vatican reste coi

 
On connaît le progressisme avéré d’un certain nombre d’évêques allemands, en particulier de ce cardinal Marx qui s’acharne, spécialement depuis le Synode sur la Famille en 2015 où il avait soutenu les propositions du cardinal Kasper, à appuyer la communion des catholiques divorcés-remariés et à « dépénaliser » religieusement parlant l’homosexualité.
 
Il faut réunir à la table sainte les « irréguliers » des unions sexuelles ! Il avait parlé d’un « nouveau chemin », une nouvelle voie qui ne se réduirait plus au seul fait de pouvoir avoir des enfants…
 
Et il n’est pas le seul à porter cette revendication dans l’Eglise. Pire, d’autres la vivent. Un haut responsable de la Curie le confiait encore, il y a quelques jours, au journaliste Edward Pentin du National Catholic Register : l’étendue de la pratique homosexuelle au Vatican n’a « jamais été pire » que maintenant. Et la même source de confirmer l’histoire sordide, et le mot est faible, des orgies homosexuelles arrosées de cocaïne de Mgr Luigi Capozzi, dans le bâtiment de la Congrégation pour la Doctrine de la foi… Ce dernier a été arrêté il y a deux mois – il était sur le point d’être nommé évêque sur les recommandations de celui dont il était le secrétaire, le cardinal Coccopalmerio, celui-là même qui défendait, en octobre 2014, les « aspects positifs » des couples homosexuels…
 
Les loups sont dans la bergerie – et pas depuis hier. Maintenant, quelle attitude adopte le berger ? Aux moult demandes d’informations émise par le site « onepeterfive » sur la véracité du cas Capozzi, le Vatican oppose un silence total. Ni confirmation, ni infirmation.
 

Clémentine Jallais