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Les « changements climatiques » doivent entraîner des contraintes de compensation – sus aux industries fossiles

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« Faire payer » les industries fossiles – on en parlait déjà à la COP21, en 2015. Le raisonnement est le suivant : les changements climatiques sont en partie de leur fait, elles doivent donc participer à la réparation des dégâts causés par iceux. C’est un article de la presse chinoise, repris par eco-business.com qui se pose la question de cette compensation obligatoire, après les ravages causés par les ouragans Harvey, Irma et Maria dans les îles des Caraïbes et en Floride.
 
Derrière les industries fossiles, c’est bien sûr l’ensemble des pays occidentaux qui est visé, pour servir une redistribution ad hoc des richesses – le dérèglement climatique sert le Nouvel Ordre Mondial.
 

Les catastrophes « dues » aux changements climatiques

 
Au moins 138 personnes ont trouvé la mort dans ces catastrophes naturelles. Et bien qu’il soit encore tôt pour ce qui est de l’évaluation des dommages causés aux maisons et aux entreprises, le secteur de l’assurance estime actuellement les coûts à 20 à 35 milliards de dollars pour Harvey et de 30 à 40 milliards de dollars pour Irma.
 
Des chiffres déjà bien lourds qui sous-estiment qui plus est le coût global réel, étant calculés par les compagnies d’assurance dont l’intérêt n’est pas de les grossir à loisir. De plus, ils concernent a fortiori seulement les personnes et les biens assurés – les autres ne sont pas pris en compte, qui ne s’appuient que sur l’aide financière des organismes de bienfaisance
 
Mais rassurez-vous, ça ne va pas durer. Nos penseurs mondialistes ont trouvé d’autres sources pour financer ces victimes de conditions météorologiques extrêmes, aggravées bien sûr par le changement climatique, voire causées par ce dernier
 

Les industries fossiles dans le viseur

 
Des auteurs d’études récentes ont examiné la façon dont les preuves scientifiques pourraient aider à répartir la responsabilité des dommages climatiques. Pour ce faire, ils ont modélisé le monde « réel », tel qu’il est, avec un monde « contrefactuel », tel qu’il aurait été si l’activité humaine n’avait pas augmenté les émissions de gaz à effet de serre…
 
Il est ainsi possible, selon eux, de calculer dans quelle mesure les actions humaines ont modifié la probabilité ou l’intensité d’un événement climatique particulier. Et, ce faisant, de pointer la responsabilité des uns ou des autres, et en premier lieu celle des principaux producteurs de carbone, à savoir les industries fossiles – car ce sont elles, les cibles.
 
Selon un article publié en septembre dans la revue Climatic Change, près de 30 % de la hausse mondiale du niveau de la mer entre 1880 et 2010 serait le résultat des émissions des 90 plus grands producteurs de carbone. Plus précis, plus de 6 % de cette hausse serait attribuable aux émissions d’ExxonMobil, Chevron et BP, les trois principaux contributeurs.
 

Cette nouvelle science de l’attribution… pour compenser les inégalités

 
Pour Carroll Muffett, président du CIEL (Center for International Environmental Law), « ce rapport démontre la précision croissante avec laquelle la responsabilité des principaux producteurs de carbone dans le changement climatique et les impacts climatiques peut être quantifiée, attribuée et, en fin de compte, portée en justice » – il faut s’en servir.
 
De fait, la tendance, qui consiste à trouver systématiquement un responsable qui puisse payer, a déjà touché le champ de ce qu’on appelle aujourd’hui le « dérèglement climatique ». Les tribunaux sont de plus en plus appelés à résoudre des cas, où interviennent les preuves dites probabilistes, déjà couramment utilisées dans la loi pour le domaine médical, comme le soulignait l’avocate Sophie Marjanac de « Client Earth ».
 
Des groupes, des citoyens ont déjà attaqué leurs gouvernements devant les tribunaux pour une politique inadéquate en matière de changement climatique, mais plusieurs visent spécifiquement les industries fossiles. Aux États-Unis, trois comtés de Californie ont lancé un procès contre 20 des plus grands producteurs, arguant qu’ils ont dissimulé les dommages causés par leurs produits…
 

« Les pays responsables devraient compenser les plus petits »

 
Pour les auteurs de la revue Climatic Change, il n’est pas question de multiplier les actions en justice. « Passer à la loi dans ce domaine est assez difficile, la chaîne de responsabilité est si étendue », concède Tom Burke, président du groupe de réflexion environnemental E3G. Mais cette nouvelle « science de l’attribution » est à même de stimuler l’action pour lutter contre le changement climatique, en incitant les États et les entreprises à atténuer les risques associés aux émissions de gaz à effet de serre ou à les contrebalancer, nous disent-ils.
 
Les contrebalancer par quoi ? La conclusion de Tom Burke y répond : « Les pays responsables de l’émission de la plupart des gaz à effet de serre devraient compenser les plus petits ». Ainsi, cette « science » inédite, à même de dénicher les coupables qui sont en fait, par-delà les industries fossiles, tous ces vieux et riches pays développés occidentaux, sera un outil assuré de redistribution.
 
En septembre 2015 déjà, le climatologue Damon Matthews concluait que les pays développés avaient cumulé une dette de 10.000 milliards de dollars envers les pays pauvres. L’affaire progresse.
 

Clémentine Jallais