Plus de demandeurs d’asile, moins de porc à la cantine : la révolution remplaciste est cohérente

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Le directeur de l’Ofpra, Pascal Brice, avec un migrant afghan à Calais, le 24 janvier 2016


 

Selon l’OFPRA, il y a eu plus de cent mille demandeurs d’asile en France en 2017. En même temps, le maire de Beaucaire rétablit le porc à la cantine, provoquant un tollé. Deux signes d’une même révolution culturelle et démographique. La pensée remplaciste est cohérente.
 
Julien Sanchez est un maire Front national comme un autre, c’est-à-dire qu’il est obligé, pour satisfaire ses électeurs, de tenir ses promesses électorales. Comme il l’avait annoncé dans le bulletin municipal de décembre, à compter du premier janvier 2018, à la cantine scolaire, dans les six écoles primaires de Beaucaire, les repas de substitution « repas anti-républicains » instaurés par la municipalité précédente, qui menaient dans les faits au « grand remplacement du porc », ont été supprimés. Autrement dit, le lundi, on trouve du porc au menu en plat principal, et rien d’autre. Cette décision touche un quart des six cents demi-pensionnaires répertoriés à Beaucaire.
 

A Beaucaire, le maire veut du porc à la cantine scolaire

 
Ce n’est pas une première en France. En 2015, Gilles Platret, maire LR de Chalons sur Saône, avait pris une décision analogue, que le tribunal administratif de Dijon a cassée cet été, et l’affaire est en appel. Ce qui a choqué les médias français et leurs commanditaires politiques, c’est le langage décomplexé de Julien Sanchez. « Je rappelle accessoirement que la cantine n’est pas un restaurant quatre étoiles. Si on retrouve demain les écrits d’un prophète qui demande de ne plus manger de bœuf ou qu’une nouvelle religion impose de ne pas manger de féculents ou de fraises, on ne s’en sort plus. […] Nous mettrons du porc chaque lundi dans nos cantines, tout le monde est prévenu et ceux qui refusent que leurs enfants en mangent peuvent donc s’organiser autrement ». Julien Sanchez assure tenir compte de « l’intérêt de l’enfant ». Il explique : « Les enfants musulmans mangeaient sur des tables à part. Sans doute par souci d’organisation, ces enfants étaient séparés des autres et c’est inacceptable là encore, dans une école publique ». Et de conclure : « Je respecte la devise ‘égalité, fraternité, liberté’. Égalité dans les menus proposés, fraternité avec nos agriculteurs français et particulièrement les éleveurs de porcs qui sont en difficulté en ce moment, et liberté d’aller manger ailleurs pour ceux qui ne sont pas satisfaits ».
 

La Révolution au nom des droits de l’enfant

 
Évidemment, le système couine. Des parents d’élèves prévoient un pique-nique de protestation (sans saucisson ni jambon, mais avec des rillettes d’oie) lundi 15 devant la mairie. L’inévitable Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les hommes et les femmes (que tout problème de société paraît concerner), interrogée par la non moins inévitable BFMTV, a estimé que Julien Sanchez présentait un « exemple typique de quelqu’un qui brandit la laïcité comme une arme politique anti-musulmans, anti-juifs au demeurant ». Mais cette argumentation, vieillotte, est usée. Il est facile de lui opposer que nulle cantine, nul maire, ne sont inquiétés s’ils refusent de servir du poisson le vendredi. C’est pourquoi le Rassemblement citoyen pour Beaucaire a-t-il utilisé un argument plus moderne. Il voit dans la suppression du menu de substitution à la cantine « une atteinte aux droits de l’enfant », qui « stigmatise la communauté maghrébine et ne peut en aucun cas être justifiée au nom de la laïcité ». C’est au nom des mêmes droits de l’enfant que le tribunal administratif de Dijon a condamné le maire LR de Chalons sur Saône, en jugeant que municipalité « n’avait pas accordé, au sens de la convention internationale relative aux droits de l’enfant, une attention primordiale à l’intérêt des enfants ».
 

La révolution remplaciste est cohérente

 
C’est ici qu’il faut prêter attention à la cohérence profonde de la révolution anti-chrétienne dont est victime l’Europe. Son moteur classique, son stratagème éprouvé, est la laïcité maçonnique, dont on a mesuré la terrible efficacité de 1880 à 1914. Mais quand la mécanique de la laïcité peut être utilisée contre l’invasion islamique, alors il faut faire prévaloir d’autres vecteurs plus modernes de la Révolution. Parfois, ce sera le droit des femmes. Ici, ce sont les droits de l’enfant. On se demande parfois à quoi servent les grands raouts de l’ONU, et les dissertations verbeuses par quoi ils se terminent : il s’agit de poser, dans un tintamarre qui permet d’avancer en toute discrétion, les fondements d’une nouvelle loi morale, d’une nouvelle loi tout court. Il s’agit d’une gigantesque entreprise de corruption du droit dont on ne distingue pas toujours d’abord l’intention, mais dont on perçoit les conséquences bien après : ainsi le tam-tam des droits de l’enfant sert-il, entre autres, à empêcher les maires qui le désireraient de stopper l’avancée de l’islam conquérant dans la vie quotidienne.
 

Un nombre « historique » de demandeurs d’asile

 
Derrière les cris d’orfraie de la gauche et des médias, la réalité actuelle est en effet l’invasion du territoire français. Même le gouvernement le reconnaît en partie. Pascal Brice, directeur général de l’OFPRA (office français de protection des réfugiés et apatrides) constate une « augmentation exceptionnelle » du nombre de demandeurs d’asile en France, qui atteint un « niveau historique », et cela quand « la demande chute de près de moitié dans les pays européens ». Plus de cent mille demandeurs d’asile sont entrés en France, contre moins de 20.000 en 1981, première année pour laquelle l’OFPRA fournit des données. Les associations immigrationnistes font valoir que le taux de rejet des demandes augmente (il est aujourd’hui de 64 %). Mais il est bien évident que si l’on accepte 36 % de cent mille, cela fait trois fois et demie plus que si l’on accepte 50 % de 20.000 ! D’après un graphique des décodeurs du monde incohérent avec le taux d’accord, il y aurait eu 43.000 demandes acceptées en 2017 contre 2.000 en 1973.
 
Cela, sans compter que les déboutés des demandes d’asile quittent rarement le territoire. Et que des dizaines de milliers de clandestins ne prennent même pas la peine de demander l’asile. Dans ce cadre général, les vanteries du ministre de l’intérieur Gérard Collomb apparaissent dérisoires : « Nous avons éloigné 26.000 personnes l’an dernier, avec une hausse de 14 % des éloignements forcés ». C’est à bon droit que le sénateur LR Roger Karoutchi, rapporteur d’un récent rapport sur la question, parle de « passoire ».
 

Faux demandeurs d’asile, vraie révolution remplaciste

 
Ce que montrent surtout les dernières statistiques de l’OFPRA, c’est un détournement officiel du droit d’asile. La Syrie en guerre n’a pas exemple été que le sixième gisement de demandeurs d’asile (3.249), alors que le premier pays d’origine, l’Albanie (7.360 demandes, hors mineurs d’accompagnement) est considéré comme « d’origine sûre ». De même, si l’on accepte l’Afghanistan, les autres pays qui fournissent le plus de demandeurs d’asile (Haïti, Soudan, Guinée, Côte d’Ivoire, république démocratique du Congo, sont-ils en paix. Selon le directeur général de l’OFPRA, M. Brice, le phénomène est « lié à une émigration économique ». Ce n’est pas un site complotiste qui le dit, c’est le chef de l’administration ad hoc. Et il ajoute que la France est aujourd’hui le deuxième pays d’Europe derrière l’Allemagne à se trouver confronté à ce droit d’asile dévoyé. Cependant les associations spécialisées dans l’installation des étrangers en France s’inquiètent d’une prétendue trop grande sévérité du ministère de l’intérieur. Ce sont les mêmes qui déplorent que le porc à la cantine menace les droits de l’enfant. Il y a une cohérence dans la stratégie remplaciste, une convergence des actions au service de la Révolution.
 

Pauline Mille