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Le district scolaire de San Diego en Californie impose la promotion de l’islam

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Le ton monte aux Etats-Unis contre la mise en place de programmes pro-musulmans dans les écoles, alors qu’un district scolaire de premier plan en Californie a décidé au début d’avril d’imposer une forme de promotion de l’islam. Par quatre voix contre zéro, le San Diego Unified School District a décidé de mettre en place des cours de religion sur l’islam dans l’ensemble des écoles du district, tout en créant des « zones de sécurité » pour les élèves musulmans qui pourront s’y réfugier face au « harcèlement ».
 
La presse locale a indiqué que dans le district scolaire de San Diego, aussi bien les administrateurs des écoles publiques que les professeurs utiliseront des calendriers indiquant les jours de fête islamique. Les cours sur l’islam seront renforcés dans le cadre des sciences sociales. Et de multiples mesures sont prévues pour combattre « l’islamophobie » et en protéger les jeunes musulmans. La mise en œuvre du plan est prévue pour la rentrée 2017-2018.
 
« C’est davantage un programme d’ensemble qu’un simple curriculum », a indiqué Stan Anjan, directeur exécutif de l’Association pour l’engagement au service de la famille et de la communauté dans le district : « Nous envisageons cela dans une approche intégrée et holistique. »
 

La promotion de l’islam au menu du district scolaire de San Diego

 
Ainsi, indique le San Diego Union Tribune, la première étape consistera à diffuser une lettre à tous les enseignants et à tous les parents du district pour décrire et identifier l’islamophobie et pour proposer des ressources permettant de mieux connaître cette religion et de combattre la « discrimination ».
 
Si les calendriers scolaires changent sur le papier, le plan prévoit également d’organiser des événements sur les campus scolaires à l’occasion des fêtes islamiques afin de faire venir les familles musulmanes.
 
Dans toutes les écoles, on fera une évaluation et un tri des ressources relatives à la culture et à l’histoire islamiques dans les centres de documentation – en clair, une censure – tandis que les enseignants se verront remettre des matériaux pédagogiques dédiés.
 
Stan Anjan a également déclaré au quotidien que les cours sur l’islam insisteront notamment sur de grandes personnalités musulmanes et leur rôle dans l’histoire, et comporteront d’autres éléments permettant de promouvoir une vision plus positive de l’islam. Cela permettra de tourner le dos à un curriculum trop « eurocentrique », a-t-il indiqué. Au bout du compte, c’est bien de propagande qu’il s’agit.
 

En Californie, fêter les « jours saints » de l’islam à l’école publique

 
Quant au harcèlement, on ne se contentera plus de protéger les victimes et de punir les bourreaux. On utilisera l’approche de la « justice réparatrice » : les responsables de harcèlement devront rencontrer leurs victimes pour aboutir à une « restauration de la relation ».
 
Le plan correspond aux propositions faites par le Conseil pour les relations americano-islamiques (CAIR), un lobby musulman dont le bureau central se trouve à Washington et dont l’objet est de promouvoir l’activisme juridique et politique des musulmans aux Etats-Unis. CAIR – parfois accusé de liens avec le Hamas – affirme volontiers que les musulmans aux Etats-Unis sont deux fois plus exposés au harcèlement ou à la discrimination que les autres catégories de la population. L’association a en tout cas salué la mise en place du plan pro-islamique de San Diego.
 
Alors que la presse conservatrice américaine dénonce cette soumission aux exigences islamiques, le responsable du district scolaire de San Diego, Kevin Beiser, a indiqué que le plan a été calqué sur celui mis en place il y a quelques années dans le même district pour la protection des élèves LGBT. D’une révolution l’autre, en somme. Beiser parle d’insultes, de bousculades, de crachats qui frapperaient les musulmans des écoles locales, tandis que les jeunes filles islamiques ne cesseraient de se faire tirer le hijab. « C’est un grave problème, probablement dans chaque école publique du pays », a-t-il expliqué.
 
Où l’on retrouve la dynamique dialectique. Sous prétexte d’un problème, d’une injustice – réelle ou non d’ailleurs – on joue sur l’opposition entre une catégorie et une autre pour faire avancer une idée révolutionnaire. Ici : la propagande pour l’islam.
 

Présenter une image positive de l’islam pour combattre le « harcèlement »

 
Telle est en effet la question : s’agira-t-il d’exposer ce qu’est l’islam ou de présenter ses croyances et ses lois ? Dans un contexte chrétien, et même neutre, il est impossible de parler de l’islam sans en faire une critique. C’est cela qui sera interdit.
 
« L’islam est une religion cruelle et autoritaire incompatible avec notre système constitutionnel et notre charte des droits. Par exemple, dans au moins dix pays islamiques, les personnes gays sont toujours mises à mort. C’est le christianisme, et non l’islam, qui a contribué à former notre civilisation occidentale, et qui nous a donné les précieuses libertés dont les Américains ont joui depuis la fondation de notre nation. Ainsi donc, pourquoi des fonctionnaires malavisés, qui ont avec zèle banni toute expression du christianisme de la sphère des écoles publiques, veulent-ils aujourd’hui embrasser l’islam avec autant de zèle ? », commente Charles LiMandri du Freedom of Conscience Defense Fund. Une question sous forme de réquisitoire.
 
Sur place à San Diego, pas plus tard que jeudi dernier, un parent d’élève excédé intervenait devant les responsables du district San Diego Unified pour proclamer qu’il n’acceptait pas le qualificatif d’« infidèle » et pour demander de quel droit les autorités scolaires ont décidé d’enseigner l’islam à ses enfants.
 
La différence avec la France, c’est qu’aux Etats-Unis, les parents sont encore habilités à s’exprimer sur les décisions prises par le district scolaire local…
 

Anne Dolhein