L’éducation sexuelle doit être plus graphique parce que les adolescents essaient des pratiques « tabou » affirment des experts

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Y a rien à faire, faut accompagner l’évolution de ces chères têtes blondes… C’est ce que préconisent des chercheurs de la London School of Hygiene and Tropical Medicine (LSHTM) et de l’University College London, qui surveillent l’évolution des pratiques sexuelles des jeunes depuis 1990.
 
Selon eux, le nombre de 16-24 ans s’éloignant des rapports sexuels traditionnels a doublé, en partie à cause de la pornographie (comme c’est étrange). « Les changements dans les pratiques que nous observons ici sont compatibles avec l’élargissement des autres aspects de l’expérience sexuelle des jeunes et ne sont sans doute pas surprenants compte tenu de la rapidité de changement du contexte social et du nombre croissant des influences diverses sur le comportement sexuel ».
 
Le même constat ressortait d’un sondage pour Le Figaro, en mars 2017 : la moitié des adolescents de 15 à 17 ans déclare avoir déjà surfé sur des sites pornographiques en 2017, contre 37 % en 2013, soit une augmentation de 14 points. Et 45 % des garçons et 43 % des filles ont tenté de reproduire des pratiques qu’ils avaient vues en ligne…
 
La conclusion des chercheurs britanniques est en revanche imparable : il faut donc s’adapter, mettre très vite, à jour « une éducation sexuelle et relationnelle précise pour aider les jeunes à préserver leur santé et à améliorer leur bien-être » ! Et enseigner sur le sujet tous ceux qui n’en savaient rien…. Un succès.