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En Espagne, le lobby gay définit le profil de « l’homophobe » : « Homme, jeune, blanc, mince, de classe moyenne haute » – et catholique

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Avec le soutien du PSOE, de la Gauche unie et de Podemos, la municipalité de Getafe se prépare à adopter un « Manifeste pour la journée internationale de la fierté LGBTI+ » rédigé par plusieurs associations appartenant au lobby gay. Le vote est prévu mercredi dans cette grosse ville d’Espagne, dans la banlieue de Madrid. Le texte établit le profil type de l’« homophobe » : c’est un « homme, hétérosexuel, mince, blanc et appartenant à la foi majoritaire » – catholique, évidemment !
 
Seul le Partido Popular entend voter contre le texte, dont il a déjà dénoncé le « sectarisme », soulignant qu’il comporte des éléments discriminatoires en désignant « l’apparence physique, le niveau de revenus ou les croyances religieuses » comme liés à l’homophobie, comme l’a dit le porte-parole PP de Getafe, Antonio José Mesa. « Homophobie » que le lobby gay aimerait bien voir condamné comme délit en Espagne.
 

Le lobby gay dresse le profil de l’homophobe : l’homme blanc catholique

 
Le texte unanimement approuvé par la gauche dénonce une « pyramide sociale de la discrimination » à l’encontre des LGBT. C’est à son sommet que l’on trouve « l’homme blanc, hétérosexuel et cisexuel » (celui qui n’est pas transsexuel).
 
Le texte de la fierté imaginé par #GetafeTieneOrgullo veut « un pays sans LGBT+phobie » (sic) et annonce : « Nos partisans descendront dans la rue et revendiqueront nos droits, nos désirs, notre manière de sentir et de nous sentir. »
 
Certes, reconnaît-il, l’Espagne leur assure une vie de liberté, sans restrictions : « Mais elle nous condamne toujours à une vie de silence. » Et les femmes, les réfugiés, les mineurs renoncent à exprimer leur identité, déplorent les signataires :
 
« Elle existe, la pyramide sociale de la discrimination. A son sommet se trouve l’homme, hétérosexuel, cisexuel et blanc. Un homme qui sera de classe moyenne ou haute, sans diversité fonctionnelle, jeune et mince. Et même, appartenant à la foi majoritaire. Nous ne pouvons pas oublier que plus importante est la diversité, plus grande est la discrimination. Et c’est quelque chose que nous ne pouvons permettre. Nous sommes insoumis aux normes non écrites parce que nous avons le droit d’être libres de toute chaîne… »
 

Le lobby gay impose son manifeste à Getafe contre les hommes jeunes, blancs et catholiques

 
Le texte s’en prend notamment à « l’évêque » – le cardinal Cañizares – qui a « appelé à ne pas obéir aux lois démocratiquement approuvées qui protègent les personnes transsexuelles et intersexuelles ». « Ces formes de haine, y compris exprimer par la hiérarchie de l’église, ne doivent pas être permises, acceptées ou tolérées », affirme-t-il encore.
 
En dénonçant le caractère intrinsèquement discriminatoire de ce Manifeste, l’opposition de droite libérale adhère cependant à sa logique. Ce qui devient encore plus évident à la lecture de la proposition alternative qu’entend présenter le PP, où il souligne « une nouvelle fois » son « soutien et sa reconnaissance aux personnes et aux organisations LGBTI ainsi qu’à tous ceux qui par leur engagement, leur courage et leur conviction travail chaque jour à construire une société libre de toute discrimination et d’exclusion fondée sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre ».
 

L’Espagne va-t-elle discriminer les « hétéros » ?

 
La contre-proposition du PP de Getafe propose même de mettre en place des formations à la diversité sexuelle pour les forces de l’ordre municipales et les responsables administratifs, afin de garantir « l’égalité de traitement et la non discrimination », ainsi que des programmes d’action et de médiation scolaire pour éviter « violences, insultes et harcèlement » motivés par la « diversité sexuelle » des élèves. Comme si la condamnation des violences, des insultes et du harcèlement ne devaient pas aller de soi, quelle qu’en soit la victime.
 
Une fois qu’on a adopté ce langage, à quoi sert de faire de « l’opposition » ?
 

Anne Dolhein