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Les Etats-Unis bientôt membre associé du Commonwealth ?

Etats Unis membre associé Commonwealth
 
Ce serait un remarquable retour en arrière, pour ne pas dire retour au bercail : selon une information exclusive du Telegraph de Londres, la Royal Commonwealth Society s’emploie actuellement à ouvrir une branche outre-Atlantique, en vue d’y faire entrer un jour prochain les Etats-Unis en tant que « membre associé ». Le projet est paraît-il soutenu par Sa Majesté la reine, et selon le quotidien britannique, résulte de l’amitié de Donald Trump vis-à-vis du Royaume-Uni et de la famille royale.
 
Si le projet devait aboutir, ce serait l’un des effets secondaires du Brexit dont il a été tout de suite dit qu’il servirait à resserrer les liens britanniques avec les Etats-Unis et à créer une nouvelle zone de libre-échange. Pour le Royaume-Uni, qui a toujours gardé un pied en dehors de l’Union européenne en maintenant ses échanges avec ses anciennes colonies, ce serait somme toute un développement normal de ses relations, avec d’ailleurs forcement de nouveaux liens dans cette direction, y compris en matière de politique étrangère.
 

Les Etats-Unis dans le Commonwealth : le rêve de la Reine

 
Le directeur de la Royal Commonwealth Society, Michael Lake, se réjouit de ce rapprochement entre deux pays qui parlent déjà une même langue, quoi qu’en ait pu dire jadis Oscar Wilde ; les « mauvais garçons du Brexit » ont créé des possibilités « un peu dangereuses mais amusantes », les circonstances ont accéléré.
 
C’est dès décembre que Michael Lake a envoyé une lettre à Trump par le biais d’un ancien patron de l’UKIP, qui l’a fait remettre par Nigel Farage en personne à Steve Bannon.
 
La réponse du nouveau président américain, « très positive », a permis de passer tout de suite à la préparation de la mise en place d’une ouverture de la branche américaine de la RCS, affaire prometteuse puisque, selon Andrew Wigmore de l’UKIP, Trump est à la recherche de bonnes relations avec d’autres grands membres du Commonwealth comme l’Inde de Narendra Modi.
 

Les Etats-Unis de Trump sollicités pour devenir membre associé du Commonwealth

 
Tout cela s’inscrit dans un objectif plus large de la RCS pour le Commonwealth que son président voudrait voir prendre un rôle plus visible en matière de politique étrangère en cessant d’être « introverti », en multipliant par exemple les liens avec les non-membres dans de nombreux domaines allant du commerce à la défense. Le tout facilité par le caractère plus informel des liens, moins contraignants que ceux des arrangements entre Etats.
 
Le Commonwealth compte aujourd’hui 52 Etats membres et a déjà ouvert des bureaux à Helsinki et à Dublin – pour l’Irlande, l’objectif est clairement de faire rentrer le pays dans l’association à part entière, dans un autre retour en arrière historique.
 

Anne Dolhein