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Les évêques d’Irlande feront la promotion des « familles » homosexuelles à la Rencontre mondiale des familles de 2018

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On peine à y croire. Les évêques de ce qui fut la très catholique Irlande ont lancé des appels à participer à la prochaine Rencontre mondiale des familles qui se tiendra à Dublin en août 2018 en faisant ouvertement la promotion des « familles » homosexuelles. Et pour ce faire, ils se réfèrent non moins ouvertement aux enseignements du pape François. Un catholique sincère et fidèle peut-il encore assister à cet événement… « catholique » ? Un événement auquel la participation du pape François est attendue ?
 
Le site internet créé par les évêques d’Irlande pour l’événement s’inscrit dans l’esprit d’Amoris laetitia et renvoie à la une de sa page d’accueil vers un « Programme paroissial » créé sous l’autorité de l’archevêque de la capitale irlandaise, Mgr Diarmuid Martin, sous le titre Amoris : Parlons famille ! Soyons famille ! (Let’s talk Family ! Let’s be Family !). Ce sont six sessions de préparation et de soutien au mariage qui se veulent ouvertes et accueillantes pour tous, invitant notamment à ne jamais juger des situations individuelles dont les ressorts et les particularités ne se sont pas connus.
 

Faut-il boycotter cette rencontre « catholique » où l’on fera la promotion des « familles » homosexuelles ?

 
L’aspect le plus violemment choquant de cette formation estampillée « catholique » est sa présentation positive des unions homosexuelles. On y trouve, à la page 24, une photo de deux femmes dont l’une enlaçant sa partenaire par derrière, un drapeau arc-en-ciel dessiné tatoué sur la main droite, indiquant clairement qu’il s’agit d’une couple de lesbiennes.
 
La légende de la photo affirme : « Bien que l’Eglise défende l’idéal du mariage en tant engagement permanent entre un homme et une femme, d’autres unions existent qui assurent un soutien mutuel à chaque membre du couple. Le pape François nous encourage à ne jamais exclure mais à accompagner aussi ces couples, avec amour, attention et soutien. »
 
Un peu plus loin, le texte rappelle que « Jésus affirmait également l’indissolubilité du mariage. Il dit : “Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas.” Cependant, Jésus a toujours prêché un Evangile de miséricorde et nul n’était en dehors de son amour. Le pape François exhorte aujourd’hui l’Eglise à accompagner et à apporter son ministère à toutes les familles comme le faisait Jésus, y compris celles dont le mariage est brisé et ce qui se trouvent au sein d’unions que l’Eglise ne reconnaît pas comme valides. »
 

Les évêques d’Irlande diffusent un programme “Amoris” qui fait la promotion des unions homosexuelles

 
Ce qui est pour le moins sibyllin. Ces unions « non valides » ne sont à l’évidence pas seulement des mariages naturels : l’expression renvoie vers des situations gravement peccamineuses dont les protagonistes se sont coupés volontairement de la grâce. On pense à la Samaritaine à qui Jésus reprochait vigoureusement ses cinq maris : attitude pastorale par excellence qui dans le ramollissement cérébral moderne est dénaturée pour devenir simplement « accueil ».
 
Un peu plus loin encore, à la page 27, tout cela est résumé : « Alors qu’il existe un idéal chrétien, la famille parfaite n’existe pas, mais une mosaïque intéressante de réalités différentes. Quelles que soient leur façon d’être et leurs formes, toutes les familles sont entourées de l’amour de Dieu. »
 
LifeSiteNews a tenté de prendre contact avec Mgr Martin en posant la question de savoir si le choix de l’image (le crédit photo renvoie à la banque d’images Getty où elle figure au-dessus des mots-clefs « lesbian », « homosexual couple », « gay rights »…) résultait d’une erreur. Il n’y a pas eu de réponse.
 
Ce qui oblige à penser que la promotion de l’homosexualité dans le cadre de cette préparation à la Rencontre mondiale des familles a été délibérée.
 
Vendredi dernier, Mgr Brendan Leahy de Limerick déclarait d’ailleurs qu’il était important de faire preuve d’accueil à l’égard des couples homosexuels lors de cet événement, l’Eglise devant embrasser la famille dans toute sa diversité. Il a déclaré cela alors qu’il venait de lancer le programme Amoris évoqué ci-dessus.
 
« Nous avons eu le référendum en faveur du mariage de même sexe et beaucoup de gens ont voté lors de ce référendum, et tous sont également les bienvenus lors de cette célébration de la famille », a-t-il déclaré : « Nous vivons dans des temps qui changent et la famille elle aussi change. »
 

La Rencontre mondiale des familles de 2018 ne sait plus ce qu’est la famille

 
Mais la nature du péché change-t-elle ? Dieu change-t-Il ? On ne sera pas étonné d’apprendre que le programme Amoris des évêques irlandais n’évoque pas une seule fois le péché –ni son existence, ni sa gravité. Et s’il est bien question d’ouverture à la vie, c’est dans un langage très général et peu précis. Le mot contraception n’apparaît pas non plus, ni l’évocation de toute technique visant à empêcher conception. Le divorce n’est abordé qu’à propos des divorcés « remariés » qui sont interrogés sur leur attitude lors de leur premier mariage et sur la manière dont s’est passée la rupture, ce qui revient à présenter le remariage comme d’abord – voire seulement – une injustice par rapport au premier conjoint, plutôt que comme un parjure et la profanation d’une réalité sacrée.
 
Pas un mot non plus de la régulation naturelle des naissances, d’Humanae vitae. Un comble, quand on sait que les couples qui n’ont pas recours à des techniques contraceptives ont au moins dix fois moins de risque de divorces que ceux qui les utilisent.
 

Jeanne Smits