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Attentat terroriste de Garland en 2015 – Le FBI avait encouragé les djihadistes et n’est pas intervenu pour les empêcher de passer à l’acte !

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C’est un procès qui pourrait conduire à la divulgation de documents très gênants pour le FBI et pour son ancien chef James Comey, limogé par Donald Trump en mai 2017. Mercredi dernier, Bruce Joiner, agent de sécurité blessé à la jambe dans la fusillade avec les djihadistes, répondait en compagnie de son avocat aux questions de Tucker Carlson sur Fox News, à propos de ses poursuites en dommages-intérêts contre le FBI. Ce procès, intenté à l’automne dernier, concerne le rôle du FBI dans l’attentat terroriste de Garland, au Texas, le 3 mai 2015.
 

Sans les réflexes et la dextérité d’un policier local, les djihadistes auraient fait un massacre à Garland.

 
Ce jour-là, un concours de dessins et caricatures sur le thème de Mahomet, le « prophète » des musulmans, se déroulait en présence du Hollandais Geert Wilders et des organisateurs Robert Spencer, qui tient le site Djihad Watch, et Pamela Geller de l’American Freedom Defense Initiative. Ce concours se voulait une réponse à l’attentat de janvier contre Charlie Hebdo. Alors que le concours touchait à sa fin, un peu avant 19 heures, deux musulmans d’Arizona, Elton Simpson et Nadir Soofi, tous deux sympathisants de l’Etat islamique, voulurent pénétrer avec des fusils d’assaut dans l’enceinte du Curtis Culwell Center où se tenait l’événement. Ils descendirent de leur véhicule et tirèrent sur l’agent de sécurité de l’école qui louait le bâtiment abritant le concours ainsi que sur le policier Greg Stevens debout à côté de lui. Bruce Joiner, qui n’était pas armé, fut touché à la jambe. Le policier riposta immédiatement avec son arme de service et abattit les deux terroristes. Le Texas n’est pas la France et la culture des armes à feu a du bon car, face à des agresseurs, elle évite d’avoir à attendre les unités lourdement armées qui, forcément, n’arrivent qu’après la bataille !
 

Un agent du FBI était là pour photographier l’attentat terroriste sans intervenir !

 
Pendant tout ce temps, un agent du FBI qui avait suivi les djihadistes en voiture prenait des photos de la scène. Une fois les terroristes abattus, il chercha à s’éclipser. Arrêté par la police locale, il dut dévoiler son identité d’agent du FBI. A aucun moment le FBI qui suivait les deux musulmans radicaux depuis plusieurs années et dont l’agent les avaient donc escortés jusqu’au lieu de l’attentat n’est intervenu pour arrêter l’attaque. Sans le réflexe, le sang-froid et la dextérité d’un policier local, le bilan aurait pu être très lourd. Pire encore, l’agent sous couverture du FBI, qui se faisait passer pour un islamiste, avait envoyé quelques jours avant l’attaque à l’un des deux terroristes le message « Tear up Texas ». « Tear up » veut dire mettre en pièces, et c’était une allusion claire à l’événement anti-censure islamique prévu au Curtis Culwell Center. Au procès intenté par l’agent de sécurité blessé, les responsables du FBI auront donc à expliquer pourquoi aucune équipe n’avait été prévue pour neutraliser les deux terroristes sur place et pourquoi la police locale n’avait pas été prévenue. Et si l’identité de l’agent sous couverture est tenue secrète, on sait aussi qu’il avait aidé les terroristes à obtenir une des armes utilisées dans l’attaque en faisant lever une interdiction les concernant dans le système de vérification des acheteurs d’armes.
 

Le FBI visait-il sciemment les organisateurs du concours de dessins sur Mahomet en prenant le risque d’en faire massacrer les participants ?

 
Pour Robert Spencer, qui tient le site Djihad Watch, si le FBI a guidé les terroristes vers le concours de dessins de Mahomet sans prévoir une équipe pour les intercepter sur place, c’est peut-être parce qu’il souhaitait la réussite de l’attaque. Après l’attaque ratée de 2015, le même Spencer a encore été empoisonné en mai 2017 en Islande. L’avocat de l’agent de sécurité Bruce Joiner, qui a eu accès au dossier de l’affaire, a assuré mercredi sur Fox News que l’agent du FBI avait agi conformément aux ordres reçus. Il assure aussi que l’ex-directeur du FBI James Comey a menti pour couvrir l’agence fédérale. James Comey n’en serait pas à son coup d’essai, puisqu’il était déjà accusé d’avoir manipulé les informations sur l’enquête concernant les fameux e-mails d’Hillary Clinton pour protéger cette dernière.
 

Olivier Bault