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Au Royaume-Uni, le taux de grossesse chez les adolescentes chute quand les politiques de « santé sexuelle » à l’école diminuent

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Les chercheurs ne s’attendaient pas vraiment à ce résultat… Et pourtant les chiffres de leur étude publiée dans The Journal of Health Economics laissent peu de place au doute. Alors que le Royaume-Uni a entrepris des coupes drastiques dans toutes les politiques de prévention en matière de santé sexuelle et reproductive, l’effet engendré se révèle inverse à toutes les prévisions : les adolescentes tombent moins enceintes. Très exactement, leur taux de grossesse a diminué de 42,6 %, ce qui est considérable dans un pays qui affiche des taux très élevés parmi les mineurs.
 
De quoi faire mentir toutes les politiques sexuelles libertaires et, une de fois de plus, tous ceux qui lient la diminution de l’avortement à la propagation de la contraception.
 

Une diminution de plus de 40 %

 
L’affaire nous est rapportée par le Catholic Herald du Royaume-Uni. Deux chercheurs des Universités de Nottingham et Sheffield ont voulu pointer les effets chiffrés des réductions budgétaires entreprises par le gouvernement, en matière de prévention sexuelle et de contrôle gratuit des naissances dans les écoles, à la suite de la crise financière de 2008.
 
En s’orientant sur « un objectif de santé publique » ciblé : le taux de grossesse chez les adolescentes.
 
L’équipe a utilisé les statistiques de 149 municipalités entre 2009 et 2014 et a constaté qu’après la réduction des « budgets sexuels », les taux de grossesse chez les adolescentes avaient diminué de 42,6 %. Les ramenant à leur niveau le plus bas depuis 1969 !
 

L’effet inverse de la prétendue santé sexuelle

 
« Contrairement aux prédictions réalisées au moment des restrictions, les estimations des données du panel n’indiquent pas que les zones qui ont réduit les dépenses ont connu des augmentations relatives des taux de grossesse chez les adolescentes. Au contraire, les réductions de dépenses sont associées à de petites réductions des taux de grossesse chez les adolescentes ».
 
Mieux : c’est dans les régions où les « budgets sexuels » scolaires ont été les plus mis à mal que les taux de grossesse chez les adolescentes ont diminué le plus fortement.
 
L’un des chercheurs interviewé par le Times rapporte qu’étonnés par ces résultats, ils ont tenté de trouver d’autres facteurs explicatifs (politiquement plus corrects) comme les résultats scolaires et la consommation d’alcool. Mais les faits sont têtus : l’éducation sexuelle et la contraception ont très visiblement un effet inverse à celui qu’elles prétendent avoir.
 

Le Royaume-Uni : un champion des grossesses chez les adolescentes

 
C’est une grosse claque à tous ces libéraux, comme le souligne Life Site News, qui affirment depuis les années 1970 que les grossesses non désirées – et les avortements – seraient réduites si le gouvernement finançait davantage d’éducation sexuelle dans les écoles publiques et distribuait gratuitement la contraception aux adolescentes.
 
Mais en 1999, après trois décennies de cette promotion invasive, des cliniques de santé sexuelle à la promotion du « safe sex » l’Angleterre avait atteint l’un des taux les plus élevés de grossesse chez les adolescentes en Europe…
 
La conclusion de l’étude est sans appel : « Les dépenses consacrées aux projets liés à la grossesse chez les adolescentes peuvent même être contre-productives (…) Le contrôle des naissances réduira le risque de grossesse pour les actes sexuels qui auraient eu lieu de toute façon, mais pourrait augmenter le risque chez les adolescents qui sont induits par un accès plus facile au contrôle des naissances soit pour commencer à avoir des rapports sexuels, soit pour avoir des rapports sexuels plus fréquents ».
 

Une normalisation et même une promotion de l’activité sexuelle des adolescents

 
D’autres études avaient pourtant, auparavant, donné le même son de cloche, comme en 2009, celle de la « Teenage Pregnancy Unit » ou encore celle de la revue « Cochrane », en 2016, selon laquelle la politique d’éducation sexuelle n’a « aucun effet apparent sur le nombre de jeunes femmes enceintes ».
 
Mais rien n’a arrêté et n’arrêtera, semble-t-il, les promoteurs de l’idéologie libertaire et mortifère. L’organisation « caritative », « Brook », qui offre les contraceptifs et la pilule du lendemain aux mineurs, rejette ce résultat sous prétexte que cela pourrait faire penser que les services de santé sexuelle encourageraient les comportements à risque !
 
C’est pourtant la conclusion absolument logique de l’ensemble… L’américain Scott Phelps de l’« Abstinence & Marriage Education Partnership », parle plus vrai à Life Site News : « Les programmes d’éducation sexuelle servent à normaliser l’activité sexuelle des adolescents chez les adolescents célibataires et les jeunes adultes ». Et donc à multiplier les grossesses et les avortements.
 

« Sex must go on »

 
La logique de la contraception conduit, effectivement, à l’avortement, quoique l’ONU et ses Objectifs du Développement, en particulier, nous aient toujours vanté le contraire. Il suffit de voir comment en France, malgré le taux d’utilisation de contraceptifs le plus élevé d’Europe, on affiche un nombre d’avortements redoutable, en augmentation (218.000 en 2015).
 
Des décennies de politiques d’éducation sexuelle montrent leur échec. Sans qu’aucune conclusion ne soit tirée. Mais peu importe si cela doit accentuer la traite des êtres humains et l’exploitation sexuelle des tout jeunes mineurs. « The Show must go on » ou plutôt « sex must go on ».
 
L’Angleterre vient d’ailleurs de rendre obligatoire l’éducation sexuelle dans toutes les écoles secondaires publiques de la nation, via son « Children and Social Work Act » de 2017.
 

Clémentine Jallais