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Le taux de chômage des Afro-Américains au plus bas : les Noirs apprécient les restrictions de Trump à l’immigration

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Le chef de la minorité démocrate au Sénat américain aurait mieux fait de tourner la langue trois fois dans sa bouche. Lundi, il a enjoint le président Trump de démontrer qu’il n’est pas raciste en soutenant le compromis bipartisan sur l’immigration, destiné à légaliser de nombreux clandestins. Manque de chance pour ce clintonien de service : un sondage vient de montrer que les électeurs noirs américains soutiennent de plus en plus la politique de Donald Trump, marquée par un contingentement de cette immigration qui jusqu’ici a pénalisé en premier lieu les Afro-Américains.
 
Pourtant Schumer n’y est pas allé de main morte. Les discours de Trump « peuvent être qualifiés, de plus en plus, de racistes et détestables », a éructé Schumer sur CBS. Et d’apostropher le président : « Si vous voulez commencer, juste commencer, la longue route qui prouvera que vous n’êtes pas raciste et sectaire, soutenez donc le compromis bipartisan et offrez aux DREAMers notre sécurité américaine. » Schumer visait le compromis visant à accorder une régularisation massive à des centaines de milliers de jeunes immigrés illégaux.
 

On accuse Trump de racisme pour l’enjoindre de souscrire à une régularisation opposée à ses promesses

 
Le chantage est cousu de fil blanc. On accuse Trump de racisme en affirmant qu’il a qualifié les contrées d’origine des migrants de « pays de merde », malgré les démentis de l’intéressé et de participants à la réunion concernée. Puis, ce couteau de la diffamation sur la gorge, on l’enjoint de souscrire à une régularisation diamétralement opposée à ses promesses. Mais ce jeu politique pervers pratiqué par la gauche globaliste à grande échelle – l’élection en France de M. Macron en est une illustration –, comporte quelques risques.
 
La meilleure illustration en est le sondage de SurveyMonkey publié par Atlantic. Parmi les hommes noirs, « Le taux d’approbation de la politique de Donald Trump dépasse notablement celui de 2016 », passant de 13 % à 23 %. Il passe de 4 % à 11 % chez les femmes noires. Il reste minoritaire mais les taux ont grosso modo doublé. Or l’électorat afro-américain est l’un des atouts majeurs des Démocrates pour les scrutins de novembre prochain, lors du renouvellement de la Chambre des représentants et du tiers du Sénat. Un autre sondage, publié par CBS, relève un niveau de soutien similaire parmi les Afro-Américains.
 
Les accusations répétées de « racisme » proférées par les Démocrates contre Trump n’y ont rien fait. Cet appui naissant des Noirs au président l’aidera face aux classes supérieures à fort revenu, déterritorialisées, qui haïssent sa politique de priorité donnée aux productions américaines.
 

Le taux chômage des Afro-Américains a atteint un record à la baisse grâce à l’action de Trump contre l’immigration

 
Il est intéressant de noter que le taux de chômage des Afro-Américains aux Etats-Unis a atteint un record à la baisse. Les employeurs sont soumis à une pression accrue pour les recruter en raison de la campagne menée par Donald Trump contre l’immigration de travail à bas coût. Trump a bloqué le TPP, accord de libéralisation du commerce avec les pays d’Asie, qui aurait permis aux employeurs américains de gonfler leurs bénéfices en important de la main d’œuvre asiatique à bon marché. Le très démocrate New York Times reconnaît que « La hausse du taux d’emploi chez les 24-54 ans a atteint un plus haut de sept ans en décembre, et la hausse a été particulièrement forte chez ceux appartenant à des groupes qui subissent souvent des discriminations : le taux de chômage chez les Afro-Américains est tombé à 6,8 % en novembre, le plus faible jamais enregistré ».
 
Le Washington Post, malgré son anti-trumpisme quasi-pathologique, a rapporté le 12 janvier que l’état du marché du travail, avec un taux de chômage tombé à 4,1 %, oblige les entreprises à débaucher des salariés chez leurs concurrents en leur promettant des rémunérations plus élevées. « Les salariés ont de nombreuses opportunités dans tous les secteurs, depuis la restauration rapide jusqu’à la distribution en passant par la banque d’investissement », dit Art Mazor, de Deloitte Consulting. CBS estime que les opinions favorables chez les Noirs pourraient bientôt dépasser 14 %. En effet, 22 % souscrivaient à la proposition : « Je suis contre Trump mais je pourrais reconsidérer ma position s’il fait un bon travail ».
 

Les Noirs Afro-Américains profitent des restrictions de Trump sur l’immigration

 
Bien évidemment, les réformes de Trump limitant l’immigration et favorisant les salaires sont méchamment dénoncées par les Républicains affairistes, tel le sénateur Cory Gardner, et par les immigrationnistes dogmatiques du parti démocrate, telle la représentante Jackie Speier. Cette dernière martelait encore le 11 janvier sur CNN que les Etats-Unis « ont une obligation absolue envers des enfants du DACA », ces mineurs immigrés illégaux que ledit programme entend régulariser en masse. Plusieurs caciques démocrates rejoignent les lobbies des affaires – y compris le groupe de PDG Fortune 500 – en exigeant l’amnistie massive de 11 millions d’immigrés pour « détendre le marché du travail ». Or c’est cette tension qui favorise les hausses de salaires des Américains, qu’ils soient blancs… ou noirs. Déjà, plusieurs voix parmi les populations afro-américaines appellent à soutenir Trump du fait de sa politique migratoire favorisant les populations autochtones.
 

Ce sont les Noirs qui ont le plus souffert du laxisme migratoire

 
La tendance de l’opinion afro-américaine vis-à-vis de Trump n’est pas surprenante si l’on s’en réfère à des études démontrant que ce sont les Noirs qui ont le plus souffert du laxisme migratoire, lequel a laissé entrer chaque année plus de 1,5 millions d’immigrés, légaux ou non, sur le sol national. Vernon Briggs (Cornell University) avait même démontré dès 2004 que l’immigration, en provenance principalement d’Amérique latine, allait à terme déchoir les Afro-Américains de leur statut de première minorité aux Etats-Unis. Avec toutes les conséquences en matière d’emploi. Briggs révélait que l’immigration faisait des catégories pauvres et salariées afro-américaines « les premières perdantes » du laxisme migratoire.
 

Matthieu Lenoir