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Genre ? A l’université d’Oxford, les étudiantes ont un quart d’heure de plus pour les examens que les étudiants pour améliorer leurs notes scientifiques

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Que les choses soient bien claires : il n’y a aucune différence entre les hommes et les femmes, les étudiantes et les étudiants. Au Royaume-Uni on en est tellement persuadé que le constat d’une supériorité masculine sur la gent féminine dans le domaine des mathématiques et des sciences informatiques – le pourcentage d’hommes obtenant la meilleure mention en fin d’études y atteint le double de celui des femmes – a poussé l’université d’Oxford à modifier le déroulement des examens. Pour tendre vers l’égalité, les étudiantes y ont depuis l’été dernier un quart d’heure de plus que leurs condisciples masculins pour compléter leur copie.
 

L’université Oxford donne un quart d’heure de plus aux étudiantes pour les examens de mathématiques et de sciences informatiques

 
L’affaire vient de faire surface dans la presse britannique où l’on s’amuse de cette initiative visant ouvertement à améliorer les notes des candidates. Un document interne aux facultés d’Oxford – publié à la suite d’une demande officielle de mise à disposition du public – révèle que la décision a été prise après que les professeurs eurent décidé que « les candidates féminines pourraient être davantage sujettes à l’effet défavorable de la pression du facteur temps ».
 
Les pauvres !
 
On assure que rien n’a été changé sur le fond : la longueur et la difficulté des questions n’ont pas été modifiées, il y a juste ce petit coup de pouce du quart d’heure de grâce pour compenser… Eh oui, pour compenser quoi ? La faiblesse intrinsèque des femmes dans les situations de stress ? Et nous qui croyions qu’il n’y a aucune différence entre l’homme et la femme, que le sexe biologique est une catégorie à dépasser, que le genre est affaire de choix…
 
Les mauvaises langues parleront de solution « paternaliste ».
 
Hélas, trois fois hélas, après ce premier essai – qui devrait se pérenniser – mené en juillet 2017, on n’a pas constaté une augmentation du nombre de « First class degrees », les meilleures mentions réservées à ceux qui réussissent leurs examens avec une note de 70/100, où les hommes continuent de dominer. Si petite amélioration il y a, c’est parmi les catégories 2 :1 et 2 :2 ou le nombre de candidats obtenant entre 60 et 69/100 a augmenté, alors que ceux notés entre 50 et 59/100 sont un peu moins nombreux.
 

Améliorer les notes des femmes, coûte que coûte !

 
Une chose est certaine, on peut tout faire sauf mettre en évidence le fait que les hommes sont statistiquement meilleurs en matière de tests mathématiques que les femmes, et c’est particulièrement vrai à l’âge du lycée où cela fait plus de 40 ans que les garçons obtiennent en moyenne 30 points de plus que les filles, alors même que les lycéennes ont globalement de meilleures notes que les garçons, toutes matières confondues. Pour autant il y a de nombreuses jeunes filles qui réussissent mieux que des garçons en ces matières et elles sont plus nombreuses désormais à suivre des études supérieures longues en mathématiques et sciences.
 
Mais leurs notes de fin d’études affichent une nette différence au profit des garçons et en moyenne elles obtiennent des emplois moins rémunérateurs que les hommes une fois leurs études achevées. Est-ce une question de capacités spatiales, un domaine dans lequel les petits garçons montrent tôt leur supériorité sur les filles ?
 
Chut ! Il suffit certainement de réfléchir un peu plus longtemps, un petit quart d’heure peut-être, pour se persuader du contraire.
 

Anne Dolhein