Selon le dernier rapport de la commission de la CNCDH, la commission nationale consultative des droits de l’homme sur les préjugés des habitants de la France, 60 % des musulmans de France seraient peu ou prou « antisémites ». Le tableau 19 détaille (en pourcentages) les « facteurs explicatifs des préjugés en novembre-décembre 2025 », selon le sexe, l’âge, le niveau de diplôme, la taille de l’agglomération, la proximité partisane, le revenu, la religion, et l’origine des ascendants. Trois « préjugés » ont été étudiés, « l’ethnocentrisme », « l’islamophobie », et « l’antisémitisme ». Pour s’en tenir à ce dernier, il toucherait moins les jeunes gens (28 %) que les 37 % de moyenne nationale, plus les sans bac (43 %) que les bac+3 (30 %), plus LFI et le RN (47 % et 48 %) que les autres, et plus les pauvres que les riches. Mais deux résultats éclairent particulièrement l’antisémitisme d’aujourd’hui : les Français sans ascendant direct étranger sont un peu moins « antisémites » (36 %) que les sondés dont un parent au moins est étranger (39 %), et les musulmans sont beaucoup plus « antisémites » (60 %) que les catholiques pratiquants (40 %) ou occasionnels (29 %).











