L’IA, Paul McCartney et la musique silencieuse

IA McCartney musique silencieuse
 

Opération de com ou dénonciation d’un scandale réel ? Les deux, probablement. Paul McCartney, le célèbre ex-Beatles, prépare pour le mois prochain un morceau de « musique silencieuse » qui fera partie d’un album collectif dont l’objet est de protester contre les atteintes aux droits d’auteur que commence à provoquer l’Intelligence Artificielle. Intitulé Bonus Track, il s’agit d’un enregistrement de 2 minutes et 45 secondes d’un studio vide, ponctué d’une série de clics. Des centaines de chanteurs collaborent à l’album, dont Hanz Zimmer, Kate Bush, Annie Lennox, Damon Alborn et Jamiroquai. Sans doute cet album silencieux est-il à la limite du canular et de l’escroquerie, mais la question que posent ses promoteurs est peut-être sérieuse. Est-il vrai que les « entreprises spécialisées en intelligence artificielle seraient libres d’utiliser l’œuvre d’un artiste pour entraîner leurs modèles d’IA sans autorisation ni rémunération », ce qui constituerait un « vol », renversant « le principe même du droit d’auteur » ? Bien entendu, la question qui se pose pour le droit britannique se transposera en droit français.