Un détenu du quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) de la prison de Vendin-le-Vieil, dont l’identité n’a pas été révélée mais qui fait partie des 100 détenus les plus dangereux du pays, a obtenu ce vendredi une permission de sortie auprès de la chambre d’application des peines de la Cour d’appel de Douai, pour lui permettre de « trouver un travail ».
Cette décision a été rendue contre les avis du chef de la prison, du parquet de Béthune et du parquet général de la Cour d’appel de Douai.
Le syndicat UFAP UNSA Justice a publié un communiqué pour dénoncer une décision « totalement déconnectée des exigences, des réalités et des contraintes imposées chaque jour aux personnels pénitentiaires ». Le syndicat ajoute que cela « expose au grand jour l’absurdité d’un système qui ne sait plus ce qu’il veut ».
Sur X, l’ex-ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a dénoncé une « aberration » : « Seules la France et l’Italie ont un juge d’application des peines. Il faudra supprimer ce dispositif qui trop souvent, désespère les victimes et révolte les Français. »











