La grande panne électrique de l’Espagne en avril dernier n’aura pas servi de leçon… mais le pouvait-elle ? Panampost souligne que le pays connaît, d’après les dernières cartes de capacité électrique, une « saturation de 88 % de ses nœuds de tension », de telle sorte que « cela empêche l’extension des connexions pour le développement de projets immobiliers et industriels ».
Le risque ne fait que croître alors que déjà, le premier black-out avait privé de courant 60 % de la population. La pression de plus de 88 % constatée sur le réseau là où convergent au moins trois lignes de tension est en tout cas plus importante que celle de 83 % qu’on avait enregistrée avent le « gran apagón » – la grande extinction que nul n’a oubliée.
Un peu partout, la saturation augmente : elle est passée à Madrid de 82 % en septembre à 84 % en janvier, à Barcelone de 76 à 90 %, et à Séville de 91 à 99 %. Malaga et Vizcaya saturent à 100 %, tout comme Burgos où se trouvent de nombreuses industries. Seules 12 % des demandes de nouvelles connexions ont reçu une réponse positive en Espagne en 2025.
Des réponses à cette crise des infrastructures sont étudiées par le gouvernement socialiste, qui continue de voir dans les énergies « renouvelables » l’urgence numéro un.











