Selon l’ONG International Christian Concern, plus de 80 attaques ont été recensées en Inde à l’occasion des célébrations de Noël. Perpétrées par des nationalistes hindous, elles prennent notamment pour prétexte de prétendues conversions forcées.
L’association Portes Ouvertes classe l’Inde en 12e position sur la liste des pays où les chrétiens sont le plus persécutés ; une persécution qui « explose depuis 2014 » et l’arrivée au pouvoir du Premier ministre Narendra Modi.
Ce dernier a assisté à la messe le 25 décembre au matin dans la cathédrale de New Dehli. John Dayal, militant catholique et défenseur des droits humains, secrétaire général du Conseil chrétien panindien, a dénoncé cette démonstration : « Une visite à l’église pour Noël ne compense pas une année entière de messages implicites. (…) Si la présence de M. Modi était censée envoyer un message de bonne volonté, cela sonnait creux, car la violence sur le terrain continuait sans contrôle. Le symbolisme ne peut pas remplacer la gouvernance. »











