Alice Cordier n’a pas de chance. Cette Rennaise aurait pu être une militante féministe comme les autres, mais elle est sensible aussi au destin de la France, à la sécurité, et voit que le harcèlement de rue contre les femmes est parfois lié à certaines populations. Pire, elle croit à la complémentarité naturelle entre hommes et femmes et ne pense pas que l’avortement soit anodin. Avec ça, elle préside depuis 2019 le collectif féministe identitaire Némésis : cela en fait une insupportable fasciste aux yeux des professeurs de morale l‘extrême gauche et la cible d’agressions verbales et physiques. En mai 2020, elle était attaquée par une dizaine d‘antifas (ces courageu.x.ses humanistes chassent en meute). Action Antifa Paris Banlieue a remis ça, en diffusant les images de l’agression – avant de les retirer, confuse, mais un peu tard. Un détail : la demoiselle violemment frappée n’est pas Alice Cordier, mais une militante. Entre deux jeunes filles tranquillement assises à une table, dans l’inconscient raciste des agresseurs (agresseuses comprises), la grande méchante était forcément la blonde.











