Les députés luxembourgeois ont voté hier, par 48 voix sur les 60 que comptent leur Assemblée (et 6 contre), l’inscription de l’avortement dans leur Constitution, suivant « l’exemple » de la France en 2024.
La proposition de loi avait été déposée par le député Marc Baum (déi Lénk), et vise à ajouter à l’article 15 de la Constitution du Luxembourg, régissant les libertés publiques, ces mots : « La liberté d’avoir recours à l’interruption volontaire de grossesse est garantie. La loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce cette liberté. »
Marc Baum a osé commenter : « Ce vote au Parlement est historique. Il révèle aussi de quel côté de l’histoire nous nous situons. Il s’agit de savoir si nous sommes prêts et capables de défendre nos valeurs démocratiques. » Belles valeurs, en vérité…
Comme le prévoit la procédure de la modification constitutionnelle, un nouveau vote devra survenir dans au moins trois mois, avec une majorité des deux tiers, pour sceller l’inscription de l’avortement dans la Constitution luxembourgeoise.











