La Phrase : « On peut parfois changer d’avis »

peut parfois changer avis
 

C’est Franck Proust, candidat LR à Nîmes qui a avoué tout haut ce qu’une bonne partie de la classe politique fait entre les deux tours des municipales pour essayer de sauver les meubles. Ce poulain de l’ancien maire s’oppose depuis un an à un autre poulain, Plantier, allant jusqu’à l’invective : or ils ont pris une claque (moins de 20 % chacun), arrivant derrière le RN Sanchez (30,39 %) et le communiste Bouget (30,05 %). Ils avaient juré, craché, « pas de fusion entre les deux tours » : ils viennent de fusionner pour tenter de garder la mairie. Cela fait du bruit parce que Nîmes est la dernière ville dirigée par Les Républicains et que le patron de ceux-ci, Bruno Retailleau, vient de lâcher Proust, mais beaucoup de candidats ont changé d’avis comme celui-ci. Particulièrement à gauche, où l’appétit de pouvoir conduit beaucoup d’ambitieux à abjurer leurs protestations vertueuses de la semaine dernière pour faire finalement alliance, sous une forme ou une autre, avec LFI et Jean-Luc Mélenchon. C’est le grand reniement, qu’on essaie de déguiser en devoir moral : « battre le RN ».