On se fait parfois de fausses idées sur l’Espagne. La gauche française n’a qu’admiration pour Pedro Sanchez, le Premier ministre socialiste, et le Nouvel Obs, par exemple, assure qu’il a fait de son pays « une économie phare ». Or c’est un mensonge : ce qui est clair comme le jour, c’est que certaines apparences qui brillent ont été financées par l’or des contribuables ibériques, et cela obère l’avenir économique de la péninsule. Un exemple ? Le PIB a crû de 330 milliards d’euros entre 2019, et la dette publique de… 430. En même temps, les dépenses publiques ont gonflé de 43 à 46 % du PIB. Avec bien sûr 97 hausses d’impôts et de cotisations : M. Sanchez de la Cruz, qui a publié un article détaillé sur la question, les a comptées. Même la baisse du chômage n’est qu’un trompe-l’œil, obtenu d’une part en recrutant de nombreux fonctionnaires et d’autre part en requalifiant certaines catégories de demandeurs d’emplois. Enfin, un indicateur tranche la question aux yeux l’Espagnol moyen : l’écart de revenu par habitant entre l’Espagne et la moyenne de l’UE s’est creusé de 37 % depuis que Sanchez exerce le pouvoir.











