Anticor, une association de lutte contre la corruption bénéficiant d’un agrément du ministère de la Justice, régulièrement renouvelé, qui lui permet d’ester en justice et d’exercer l’action civile, s’est emparé de l’affaire du conseiller d’Emmanuel Macron lors de la vente d’Alstom à General Electric, Hugh Bailey. Celui-ci a rejoint l’entreprise américaine en tant que directeur général de la branche France après avoir dirigé le rachat de ce fleuron de l’industrie française en 2015.
Anticor, fondé en 2002 par le juge Halphen souligne qu’une enquête sur des soupçons de prise illégale d’intérêts de sa part est au point mort depuis quatre ans. L’association se constitue désormais partie civile dans l’information judiciaire ouverte par le Parquet national financier en 2022 pour « corruption » et « abus d’autorité par une personne dépositaire de l’autorité publique ».
L’association rappelle que la cession à General Electric « a entraîné des licenciements massifs et, surtout, une perte de souveraineté industrielle », selon des informations du Monde, qui écrivait il y a trois semaines : « Selon nos recoupements, Emmanuel Macron, qui avait “suivi” de très près le dossier Alstom lorsqu’il était secrétaire général adjoint de l’Elysée (2012-2014), comme le relève Anticor, et a “autorisé” formellement le rachat de sa branche énergie en novembre 2014, ne peut en principe être directement mis en cause dans le cadre de l’information judiciaire ouverte par le PNF, dans la mesure où seule la Cour de justice de la République est compétente pour enquêter sur d’éventuels délits commis lorsqu’il était ministre. »
Le député LR Olivier Marleix, qui avait soulevé le lièvre en 2019, s’est suicidé en 2025. A moins qu’il n’ait bénéficié d’un suicide assisté ?











