Moins de deux semaines après son élection dès le premier tour, Olivier Pellan, maire de Moncontour dans les Côtes-d’Armor, a démissionné. Des vandales avaient rayé sa voiture et tagué sa maison. Pas à l’aveugle, mais avec une intention politique, idéologique, religieuse. Sur le mur trônaient notamment deux tags : « OGEC » et « 30.000 ». La mairie avait affecté 30.000 euros à l’organisme de gestion de l’enseignement catholique : « C’est une subvention que j’ai allouée à une école privée. Beaucoup de personnes ne sont pas en accord. » Et quand on est de gauche laïque et progressiste, on a la bonne conscience infuse, au lieu de discuter en conseil municipal, on passe à l’action directe, on s’en prend au maire. Comme les attaques se suivent et se ressemblent, Pellan se retire pour « protéger sa famille ». Le secrétaire général de l’association des maires locaux s’étonne : « C’est la première fois que je vois la démission d’un collègue maire dans un délai si court. » Pellan est peut-être un peu sensible. Ou alors prudent. Car d’un peu partout en France monte un mauvais climat municipal. Voir la Seine-Saint-Denis.











