Le Premier ministre d’Israel a mis tout le monde d’accord, dans le monde entier, contre la décision prise d’interdire l’accès de l’Eglise du Saint-Sépulcre de Jérusalem au patriarche latin de Terre Sainte, Mgr Pizzaballa. Le quartier de la vieille ville où elle se situe, plein de petites rues, est selon Tel Aviv « une zone complexe » où les secours sont difficiles. D’où « un risque réel pour les vies humaines » en cas d’attaque, et des débris de missiles y seraient tombés. Aussi décision fut-elle prise d’interdire les rassemblements de plus de cinquante personnes pour tout le monde, y compris la mosquée Al-Aqsa et le mur des lamentations. Les diverses confessions chrétiennes l’ont respectée, et la surprise n’en a été que plus forte quand la police israélienne a arrêté Mgr Pizzaballa en route pour le Saint-Sépulcre où il devait dire la messe des Rameaux, l’une des plus suivies par les chrétiens d’Orient et du monde. L’évêque a déploré un « grave précédent » par un communiqué : « Pour la première fois depuis des siècles, les chefs de l’Eglise ont été empêchés de célébrer la messe du dimanche des Rameaux à l’église du Saint-Sépulcre. » Giorgia Meloni a convoqué l’ambassadeur d’Israël au palais Chiggi, la France, protectrice des Lieux Saints, a « condamné » la décision de la police israélienne par la voix d’Emmanuel Macron, l’ambassadeur des Etats-Unis a regretté « un abus de pouvoir » et Kaja Kallas, vice-présidente de la Commission européenne, une « violation ». Le ministère des Affaires étrangères palestinien a défendu « la présence chrétienne authentique » et Jean-Luc Mélenchon ce « temps fort d’activité religieuse chrétienne » qu’est selon lui la Semaine Sainte. Benjamin Netanyahu a rétabli le droit d’accès au Saint-Sépulcre.











