Karl Olive est un député au cœur même du bloc central. Avant-hier UMP, hier LR, aujourd’hui macroniste. Un godillot bien souple, il a marché pour « prendre à bras-le-corps la délinquance des mineurs », il saute aujourd’hui sur une voiture pour clamer sa frénésie de la victoire du PSG, alors que la France entière ressemble à une émeute incendiaire. Même, il a d’abord accusé de « polémique à deux balles » ceux qui s’en étonnent, et célébré son « esprit de fête », puis, revenant sur terre, il a rectifié un peu le tir. Il avoue dans un tweet : « La passion a pris le pas sur la raison ! (…) C’était sans doute puéril. (…) Oui, samedi soir, dans l’euphorie de la victoire historique du PSG, je suis monté quelques secondes sur le capot de la voiture d’un ami, Pascal. Etait-ce la meilleure image à donner lorsque l’on est élu ? Probablement pas. » Pauvre gros biquet ! Il n’entendait pas les cris hystériques que provoquait la scène ? Qu’un député d’un pays qui souffre comme la France puisse parler d’« euphorie » et de « victoire historique » pour un événement sportif banal montre d’abord le délabrement mental de nos prétendues élites. Ensuite son corps n’est rien mais son statut engage la République. On ne peut admettre que dans l’état pré-insurrectionnel de la France un élu cède ainsi à pareil mouvement. Les anciens donnaient un qualificatif à ces phénomènes, ils étaient dits paniques, relatifs au dieu Pan, ce sont des entraînements irrésistibles, des folies de foules, qui peuvent prendre différentes formes, sexuelles, violentes, engendrer des peurs irrationnelles. La République française en train de se perdre devient panique.











