Victoire de Milei : la note financière de l’Argentine relevée

Victoire Milei financière Argentine
 

L’agence de notation Standard and Poor’s a relevé la note financière de l’Argentine de CCC+ à B-. Sans doute n’est-ce pas le Pérou, mais c’est une très bonne nouvelle pour Buenos Aires qui va pouvoir emprunter à meilleurs taux, et cela consacre la validité des réformes que mène le président Javier Milei depuis son arrivée au pouvoir il y a deux ans et demi, même si la situation de son pays demeure fragile. Dans son jargon, S et P souligne la « réduction des vulnérabilités économiques et l’amélioration progressive de la liquidité externe » et constate que, sans tout résoudre, les réformes « posent les bases de la poursuite de la reprise économique ». Il faut dire que l’Argentine revient de loin après des décennies de socialisme (là-bas, on prononce surtout péronisme). A son arrivée début 2024 l’inflation a culminé à 220 % pour tomber à 41 % en 2025 et probablement 32 % en 2026. Il reste de la marge de progression mais on est sorti du délire. Même chose pour la croissance, négative en 2023 et 2024, elle a atteint 4,4 % en 2025 et on l’attend autour de 3 % dans les prochaines années. Le budget, en déficit de 5 % en 2023 est en équilibre, les dépenses publiques sont passées de 37 % du PIB en 2023 à 32 % en 2025 (56 % en France). Les exportations progressent et ont offert à l’Argentine un excédent de la balance commerciale de 11,3 milliards de dollars en 2023, ce qui a permis d’augmenter massivement les réserves de change. La pauvreté et l’extrême pauvreté ont fortement reculé malgré les vaticinations des économistes de gauche. Dans ces conditions l’opposition socialiste s’écroule.