L’AFD arrose les pompiers étrangers : derrière les dépenses, la mutation du régalien

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RITV a signalé récemment un micro fait, mais un micro fait significatif : l’AFD, l’Agence Française de Développement, a dépensé 70 millions d’euros pour les protections civiles d’Amazonie, Tunisie et Jordanie, notamment au titre de « l’égalité de genre », en même temps que l’Etat annulait la commande de deux canadairs qui seraient bien utiles à nos pompiers. Cela illustre d’abord la gabegie des dépenses publiques, derrière laquelle se dessine une réalité révolutionnaire : l’Etat, qui n’assure plus ou mal les missions qui justifient son existence (justice, sécurité intérieure et extérieure) s’en arroge d’autres (climat, genre, etc.) en priorité : il s’agit d’une mutation du régalien au service de la révolution arc-en-ciel.

 

Avec l’AFD, 431 machins augmentent les dépenses de l’Etat

L’AFD fait partie de ces 431 agences et établissements publics mal contrôlés qui se sont agrégés à l’Etat comme sur un madrépore et qui l’aident à multiplier les dépenses dans un flou total, augmentant toujours plus le déficit et la dette. La France est sur le podium des dépenses publiques et en même temps sur celui des prélèvements obligatoires. Avec des conséquences économiques et morales détestables. Sa frénésie d’impôts entraine la fraude fiscale, sa folie de dépenses la fraude sociale. Avec ça on manque de moyens pour coffrer des violeurs ou combattre le feu, mais on a un ambassadeur LGBT itinérant et un fonds de soutien mondial des organisations féministes. Après tout, le contribuable est fait pour payer.

 

Le régalien à l’abandon malgré les dépenses

Et il paye, le cochon ! Il paye avec une patience d’ange. Il paye, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie – avant peut-être, quand la coupe sera pleine, de se rebeller et de ne plus payer du tout. Il paye pour une justice qui n’est pas rendue et qui remet en liberté des délinquants et des criminels que des policiers à bout de nerfs s’échinent à traquer (ils en profiteront pour aller caillasser des pompiers épuisés). Il paye, un peu plus, en ce moment, pour entretenir une armée dont les moyens ont été rognés sous François Mitterrand par le désastreux Laurent Fabius. Celui-ci prétendait « engranger les dividendes de la paix » : aujourd’hui, l’Etat essaie de boucher les trous en catastrophe de peur de la guerre.

 

Ces dépenses qui transcrivent une mutation

Mais le contribuable paye surtout pour des tas de choses qui n’étaient pas prévues au programme. Il paye pour rembourser une dette creusée par un Etat mauvais gestionnaire et idéologue. Il paye pour endoctriner les petits et les grands grâce à l’Education nationale et à l’audiovisuel public. Pour enseigner la haine de l’histoire de France, le repentir décolonial, la théorie du genre, l’urgence climatique. Il paye aussi pour la « santé reproductive », c’est-à-dire la « liberté » de tuer les bébés dans le ventre de leur mère, remboursé par la Sécurité sociale, et bientôt la liberté de tuer les vieux par l’euthanasie. De même règle-t-il la transition de genre. Toutes ces dépenses sont sacro-saintes, centaines d’entre elles ont été sanctuarisées par le président Macron dans la Constitution.

 

Sans mandat l’Etat impose sa mutation du régalien

On pourrait continuer comme cela comme une litanie. Les princes qui prétendent gouverner la France ont abandonné à l’Union européenne la plupart de leurs prérogatives, le président n’est plus qu’un superpréfet qui parle à la télévision, et les parlementaires servent le plus souvent de chambre d’enregistrement aux directives venues de Bruxelles. Mais plus grave encore, ils ont changé arbitrairement et sans que nul ne leur en ait donné mandat, la structure de leurs compétences. Autrement dit, ils n’exercent plus la protection de la nation qui demeure en théorie leur raison d’être, et s’efforcent en remplacement de lui imposer de nouvelles normes idéologiques et de nouvelles mœurs.

 

L’AFD et les autres machins préparent l’arc-en-ciel

Un fait emblématique de cette mutation du régalien est l’importance qu’a pris le ministère dit « de la transition écologique » : il s’agit de soumettre l’ensemble de la société française à une nouvelle manière de produire, de consommer, de juger moralement, de vivre, en somme. La gestion des pandémies, agrégée à la question du climat, lui donne aussi des moyens de police presque infinis sur la population. Idem pour l’obsession de « l’antiracisme » et l’obligation de la « diversité ». L’Etat, par sa législation, par la jurisprudence de ses cours suprêmes (Conseil d’Etat etc) et par un certain nombre de comités (Dilcrah) veille à « l’inclusion » de tous, en tout ce qui concerne le « genre ». En somme, l’Etat s’est transformé en agent de propagande et de surveillance policière au profit de la révolution arc-en-ciel : tel est l’objectif de la mutation du régalien.

 

Pauline Mille