Ceuta : qui, derrière les réseaux sociaux ?

Ceuta derrière réseaux sociaux
 

D’abord, on s’est disputé sur les chiffres : quelques centaines ou 40.000 ? Finalement, ce seraient plutôt 50.000 jeunes mâles qui ont franchi la frontière de l’enclave espagnole de Ceuta. Puis les diplomates ont contesté l’invasion : c’était un moyen pour Rabat pour dissuader Madrid de se rapprocher d’Alger. Enfin la gauche a plaint les pauvres bougres traqués par la police. Une question se pose maintenant : comment lance-t-on 50.000 personnes sur une frontière en quelques jours ? Cela doit être organisé ! A quoi l’IA de service rétorque : pas vraiment, une rumeur « virale » sur TikTok et Facebook a fait croire que le passage vers Ceuta était ouvert, s’appuyant sur une autre rumeur interprétant à faux une décision de la Cour suprême espagnole. Donc, une ou deux rumeurs bien agencées peuvent lancer une invasion. Question subsidiaire : un gouvernement, par exemple celui de Rabat, ou n’importe quel autre, peut-il lancer de telles rumeurs ? Après des décennies de laxisme et de complaisance, l’Europe est sous la menace d’une invasion massive de tous les côtés, qui permet tous les chantages et toutes les manipulations.