L’ONU interpelle la France au sujet de l’euthanasie

ONU interpelle France euthanasie
 

Grégor Puppinck, directeur du Centre européen pour le droit et la justice, avait en mars accompagné une médecin des Petites sœurs des pauvres, sœur Agnès, à l’ONU pour interpeller le Conseil des droits de l’homme quant au mortifère projet d’euthanasie qui bafouait jusqu’à la « liberté de conscience » des soignants catholiques.

L’appel a été doublement entendu, comme le confirme Grégor Puppinck à Boulevard Voltaire. Une première intervention de Nazila Ghaena, rapporteur spécial de l’ONU sur la liberté de religion ou de conviction, a fait sauter le « délit d’entrave ».

Mme Ghaena, quelques jours avant les décisions du Conseil constitutionnel quant aux saisines sur la loi d’euthanasie, est intervenue auprès dudit Conseil constitutionnel « pour lui rappeler son obligation, au titre du droit international, de respecter les libertés de conscience et de religion des professionnels de santé, y compris des pharmaciens, ainsi que la liberté des établissements religieux face à l’euthanasie et au suicide assisté ».

Voilà qui n’est certes pas une condamnation de l’euthanasie en tant que telle, mais au moins un rappel du bon droit, au regard des normes internationales, des soignants chrétiens à ne pas pratiquer ou faciliter d’euthanasies.