L’urgence de l’Education nationale : l’accord du participe passé !

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La République française adore les hauts conseils pour trancher de tout ce qui ne marche pas, et le Conseil scientifique de l’Education nationale (CSEN) ne chôme donc pas. Il vient de plancher sur l’accord du participe passé et affirme que moins de 20 % des élèves passant en secondaire le maîtrisent. Remonter la pente serait selon les crânes d’œuf du ministère à la fois coûteux, fastidieux, injuste pour les mauvais élèves (« en difficulté ») ou issus de la diversité. La conclusion s’impose : « Il est inutile de s’acharner à enseigner des règles maîtrisées par une minorité de francophones et qui tombent en désuétude chez les adultes. » Le CSEN propose donc de « simplifier » et « rationaliser ». Deux remarques. 1. Une élite de fonctionnaires se penche sur l’accord du participe passé alors qu’à l’école on moleste maîtres et maîtresses, qu’un professeur est égorgé et de nombreuses collègues violées, sans préjudices des collégiennes et lycéennes, que le harcèlement, la baston et le lynchage abondent, que le niveau en maths, en français et en civisme est tombé à zéro : c’est Byzance, et les Turcs sont déjà entrés. 2. Si la simplification de l’accord vaut celle des impôts et des normes, on n’est pas sorti de l’auberge.