L’Assemblée exclut le RN de sa commission d’enquête pour cacher la vérité sur les émeutes

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Il y a des manœuvres qui sont des aveux. L’Assemblée nationale a formé une commission d’enquêtes sur « les violences en marge des manifestations », un libellé qui est déjà un préjugement. Elle en a confié la présidence à Vincent Caure, député Renaissance. Restait à désigner les trois rapporteurs chargés de piloter travaux et auditions avant de rédiger ensemble le rapport final. Caure a suggéré d’en choisir un par grand courant présent à l’Assemblée : gauche, bloc central, alliance RN/UDR, afin de respecter l’équilibre de la chambre, l’alliance RN/UDR formant le groupe le plus important. Lors du vote ont été élus le PS Roger Vicot, Agnès Le Bodo d’Horizons, mais, au lieu de Michael Taverne, du Rassemblement national, l’écolo Pouria Amirashahi a été élu avec les voix du centre gauche, ce qui en dit long quand on connaît la proximité de ce type de verts avec Mélenchon. La chose a naturellement provoqué l’indignation de Marine Le Pen sur X : « Contrairement à la parole donnée par les présidents de groupe en conférence des présidents, la gauche a manœuvré pour empêcher le RN d’avoir, à la commission d’enquête sur le 17 octobre, un rapporteur sur les 3 prévus. Cette commission devient donc un entre-soi gauchiste dont l’objectif sera encore d’accabler la police. Cette commission est discréditée avant même d’avoir débuté ses travaux. Nous ne participerons pas à cette mascarade. » Au-delà de la colère de Marine Le Pen, la magouille, subalterne mais efficace, apporte deux leçons. 1. L’Assemblée présidée par Mme Braun-Pivert reproduit le front républicain de 2024 pourtant responsable du blocage actuel. Elle fait tout ce qui est en son pouvoir pour barrer la route du pouvoir aux patriotes. 2. En particulier, cette conjuration des gauches de pouvoir veille à ce que soient données des émeutes en cours une image et une interprétation qui lui conviennent.