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A Grasse, le chocolat raciste condamné

A Grasse, le chocolat raciste condamné
 
La polémique autour des figurines en chocolat noir qu’un pâtissier de Grasse avait eut l’outrecuidance de réaliser est close. Par décision prise jeudi en référé par le tribunal administratif de Nice, le chocolat raciste a été condamné. Du moins, si le pâtissier peut continuer à les réaliser, elles ne peuvent plus être exposées en vitrine. Cachez ce chocolat que je ne saurais voir !
 
Saisi par le fameux CRAN, c’est-à-dire le Conseil représentatif des associations noires, qui avait lui-même été prévenu par une habitante que la pâtisserie rend manifestement malade, le tribunal a finalement estimé que les gâteaux représentant « deux personnes de couleur dans des attitudes grotesques et obscènes », portaient atteinte à « la dignité humaine et particulièrement à celle des personnes africaines ou d’ascendance africaine ».
 

Le chocolat raciste

 
Yannick Tavolaro, leur créateur, n’a cependant pas eu de « volonté malveillante », estime le tribunal, qui l’autorise donc à continuer leur fabrication et leur vente. Mais discrètement. Et la commune devra faire respecter cette interdiction d’exposition, sous peine d’une astreinte de 500 euros par jour de retard. Quant au valeureux Conseil représentatif des associations noires, qui a eu le… cran de s’attaquer au chocolat, la commune devra lui verser 1.000 euros.
 
Le président de l’organisation, Louis-Georges Tin, s’est d’ailleurs réjoui, dans un communiqué, de cette « victoire » sur « l’imagerie coloniale ». Bon sang ! mais c’est bien sûr ! Depuis 1962, on aurait dû trouver le temps d’interdire le chocolat noir, pour ne plus permettre que le blanc. En attendant, il va falloir que se dépêcher de finir les rois mages en chocolat – noir et lait – reçus à l’Epiphanie…
 

Grasse condamnée

 
En tout cas, le patron du CRAN n’a pas le triomphe modeste. « C’est un avertissement adressé à tous les élus de la République », affirme-t-il.
 
Il n’a pas tort, puisque le tribunal a estimé que l’absence de réaction du maire de Grasse constituait « une atteinte grave à la sauvegarde d’une liberté fondamentale ». Si !
 
Et va falloir faire fissa ; parce que, à l’approche de Pâques, va y en avoir des figurines en chocolat noir des les vitrines de leurs administrés qui ont le malheur d’être boulanger ou pâtissier.
 
Les maires ont donc intérêt à se presser. Sinon, ils seront… chocolat.