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Amazon vend des images érotiques en lien avec les mineurs et favorise le proxénétisme, selon une association américaine

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Le géant de la vente sur Internet, Amazon, est dans le collimateur d’une association américaine qui dénonce l’exploitation sexuelle, notamment la pédo-pornographie et le proxénétisme. Des livres comportant des images de mineurs à tonalité érotique aux guides pour trafiquants du sexe, on trouve de tout, dénonce le National Center on Sexual Exploitation (NCOSE). Bien sûr, vidéos, livres et magazines pornographiques font partie des marchandises proposées à la vente : pourquoi Amazon se priverait-il de ce marché si florissant sur internet ?
 
Mais pour Dawn Hawkins, directrice exécutive de NCOSE, « le marché en ligne d’Amazon fournit les prédateurs sexuels ». La plateforme de vente « facilite la vente et la distribution de produits sexuellement explicites qui normalisent et encouragent la chosification et l’exploitation de femmes et d’enfants », dénonce-t-elle.
 

Amazon prétend proscrire la pornographie mais vend des images érotiques mettant en scène des mineurs

 
Et de citer l’exemple des livres de photos d’un Jock Sturges – avec des images d’enfants et d’adolescents « artistement » photographiés dans des camps de nudistes – ou d’un David Hamilton, qui s’est récemment suicidé après avoir fait l’objet de multiples accusations de viol de la part de femmes qui disent avoir été agressées lors de séances de prise de vue au cours de leur adolescence il y a plusieurs dizaines d’années.
 
« Ces images n’ont rien à voir avec celles qu’on trouve dans les albums de famille montrant les enfants à l’heure du bain. Ce sont des mises en scène lancinantes et provocatrices de nudité enfantine, de jeunes prépubères et adolescents, montrant souvent leurs parties intimes. Si un homme de votre quartier prenait ce type d’images de votre enfant, vous ne les appelleriez pas artistiques, vous appelleriez la police », souligne-t-elle.
 
Une brève plongée dans le site d’après les indications de Dawn Hawkins montre qu’Amazon n’hésite pas à mettre en vente les objets les plus saugrenus et les plus choquants. Des poupées du genre gonflable avec des visages de jeunes adolescentes. Des body pour bébé de 6 à 24 mois avec des images érotiques de la pin-up porno Bettie Page, avec les mots « Pin up en préparation »… Pour ces derniers, NCOSE demande leur retrait immédiat de la vente.
 

Amazon vend des manuels de proxénétisme

 
Mais il y a aussi des t-shirts avec des photos pornographiques, des manuels de proxénétisme comme The Pimp’s Bible : The Sweet Science of Sin… (« La bible du maquereau : la douce science du péché »).
 
On pourrait dire que s’adressant à un public majeur, Amazon ne fait rien de techniquement répréhensible dès lors que les produits vendus ne mettent pas en scène des mineurs et ne leur sont pas destinés. Mais il se trouve que précisément, Amazon affiche une politique de refus de vente d’objets prêtant à l’exploitation sexuelle, et de matériel pornographique. « Sa politique est au mieux systématiquement mal mise en œuvre, au pire, c’est un énorme mensonge », souligne Hawkins. Il suffit de voir ses sections « restreintes » où l’on trouve toute la gamme du porno dur, accessibles à tout un chacun.
 
A tout le moins, la cohérence s’impose : cesser de se présenter comme une entreprise ayant une charte éthique et des exigences pour permettre aux clients de savoir où ils en sont, ou alors prendre les mesures pour que les acheteurs aient l’assurance de se fournir auprès d’une entreprise conforme à leurs exigences.
 

Anne Dolhein