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Amérique : du bon usage des djihadistes du califat islamique en Irak et ailleurs

Amérique du bon usage des djihadistes du califat islamique Décapitation

 
L’Amérique joue tous les rôles en Irak en particulier et au Proche-Orient en général. Tandis que Chuck Hagel, le secrétaire d’Etat à la défense, confirme que les bombardements ont pris une véritable ampleur, le Pentagone, par le biais de son service de communication, doute qu’ils puissent stopper l’avance des djihadistes du califat islamique.
Les missions confiées aux pilotes sont en effet limitées (à l’humanitaire et à la défense des montagnes Sinjar où les troupes du califat islamique encerclent les Yézidis). En même temps Obama a répété qu’il n’enverrait pas de troupes au sol. Il est maintenant établi, comme nous le disions hier, que l’opération engagée par les USA est un trompe l’œil destiné à calmer l’opinion chrétienne, à éviter que les sunnites l’emportent sur les chiites et les Kurdes et garantir ainsi l’instabilité de la région, et non à résoudre le problème sur place.
 

Le califat islamique, épouvantail en Irak du monde civilisé

 
En même temps, selon Chuck Hagel déjà cité, le Califat islamique est un danger pour « le monde civilisé ». Et l’omniprésent John Kerry s’inquiète de ce que deviendront les djihadistes étrangers engagés par exemple en Irak ou en Syrie quand ils reviendront chez « eux ». La question a été au centre des entretiens qu’il a eus avec son homologue australien à Sidney. Le point de départ de cette réflexion est la photo d’un enfant de sept ans enrôlé dans le djihad, et qui tient une tête coupée à la main.
C’est l’illustration de la croissance exponentielle d’un souci créé de toutes pièces par l’Occident. Voici le processus. Depuis trente-cinq ans, obligation de persiller l’Europe et l’Amérique d’une forte immigration que nul Etat n’a le droit de trier, donc, installation massive, dans des quartiers hors contrôle, de minorités musulmanes non intégrées qui se radicalisent.
 

Comment l’Amérique fabrique les djihadistes

 
Soumission de celles-ci à des prédicateurs fondamentalistes, c’est-à-dire sérieux, et à des réseaux terroristes. Déstabilisation volontaire des régimes arabes qui tenaient à peu près leur monde. Guerre générale. Coup de pouce donné aux djihadistes, afin de fabriquer un monstre crédible, un Frankenstein efficace. Enfin lutte apparente contre eux, qui permet à la fois de les utiliser comme diables, de pratiquer l’épuration ethnique et religieuse du Moyen-Orient, et de rassembler le monde américano-tropique contre les excès des « islamistes » et des « terroristes ». Cette balançoire occupe les esprits et crée des habitudes mentales propres à unifier les nations situées sous la coupe des Etats-Unis. Les USA avaient déjà utilisé ces grosses ruses avec Ben Laden, leur agent à Kaboul du temps des soviétiques. Ils recommencent. Le seul ennui potentiel pour eux, c’est qu’un jour Frankenstein leur fasse défaut. C’est arrivé à d’autres apprentis sorciers.