La directrice de l’Agence régionale de santé en Dordogne de février 2020 à 2023, Marie-Ange Perulli, aujourd’hui à la retraite, avait déclaré lors d’un Conseil scientifique indépendant organisé à Saintes en 2024 « avoir tout fait pour limiter l’ouverture des centres de vaccination ». Elle avait ajouté que les urgences, à l’époque, n’étaient pas engorgées. En somme elle avait dit la vérité sur ce qu’elle avait observé en tant que professionnelle patronne de l’ARS locale. Cela n’a pas été du goût de l’ARS de Nouvelle Aquitaine qui, en cheville avec le cabinet du ministre de la Santé, a porté plainte pour diffamation envers une administration publique devant le tribunal correctionnel de Bordeaux. L’ARS avait choisi la procédure de citation directe qui a été « déclarée nulle et le tribunal non valablement saisi ». Bien que cela ne soit pas un jugement au fond, l’ARS n’a pas insisté et « pris acte de ce jugement défavorable ». L’affaire en restera là. Mme Perulli ne sera pas condamnée pour avoir dit la vérité.











